Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève

Hypnose aux urgences pédiatriques : Mission Impossible ?

Hypnose Ericksonienne - il y a 10 heures 35 min
Fanny Ballerini, puéricultrice - Dr Zofia Metreau, médecin urgentiste 
7ème Congrès International Hypnose et Douleur. 
 Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale 
VENDREDI 15 JUIN de 15 h 00 à 15 h 30 Conférence : Douleur aiguë Niveau : Débutant Une salle d’attente pleine et une attente très longue, des enfants qui pleurent, des parents angoissés et agacés, des fractures déplacées ou des minuscules bobos, des maladies graves ou un simple besoin de réassurance, du bruit, du stress…
Bienvenue aux urgences pédiatriques du CHU de Rennes !

À l’issue de nos formations hypnose, tout nous semblait possible…
Nous imaginions pouvoir faire bénéficier tous nos patients de ce formidable nouvel outil…
Hélas, la réalité du quotidien dans notre service nous a rapidement posé de nombreux obstacles et altéré notre motivation…

En effet, comment imaginer un soin réalisé avec hypnose, quand il faut aller vite, s’occuper de plusieurs enfants à la fois, dont beaucoup d’âge « préscolaire », répondre au téléphone, accueillir les pompiers, réaliser le soin et l’hypnose en même temps, ramasser le papa qui a fait un malaise, être présent pour le chirurgien qui vient réduire une fracture entre deux blocs car « si ce n’est pas maintenant c’est dans 4 heures », rassurer des parents qui n’attendent qu’une seule chose, c’est quitter ce lieu le plus vite possible ? Des enfants terrorisés, car on leur a dit avant de venir « si tu n’es pas sage tu auras une piqûre », des appels du style
« tu peux venir faire de l’hypnose, on est à 4 dessus, il hurle et se débat, on a déjà tout essayé », le fameux « vous n’y arriverez jamais, de toute façon il déteste les docteurs »… sont autant de limites qui ont pu amener certains professionnels formés et pourtant très motivés initialement, à un découragement, et, finalement, à la mise au placard de la pratique de l’hypnose…

Pourtant, cette « cécité empathique transitoire » (B.Lombart) qui nous fait travailler en allant jusqu’à utiliser parfois la contention, est tellement frustrante dans notre pratique… une autre façon de faire DOIT être possible… et l’hypnose DOIT y avoir toute sa place. Peut-être pourrions-nous relever ce défi ?

En nous servant de ce que nous savons, et de ce que nous avons : notre fameuse salle d’attente, les salles d’examen, les parents, leurs téléphones portables, l’imagination (la nôtre, un peu, mais surtout celle des enfants) et notre âme d’enfant, nous pouvons réussir à réaliser de nombreux soins urgents avec hypnose au sein de notre service. Des photos et des vidéos vendront illustrer différents exemples de notre pratique.



Objectifs
• Montrer les différents obstacles lors de la réalisation de soins avec hypnose aux urgences pédiatriques
• Trouver les ressources que nous avons néanmoins pour le faire
• Démontrer, à l’aide de photos et vidéos que cela est possible.

Liste des Mots-clés :
Douleur aiguë, Enfant, Hypnose d’urgence, Pédiatrie, Traumatologie, Urgences

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Tant et Temps de travail !

Hypnose Ericksonienne - mercredi 25 avril 2018 - 23:07
Sophie Auger, psychologue 
7ème Congrès International Hypnose et Douleur. 
 Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale  
JEUDI 14 JUIN de 16 h 30 à 17 h 00 
 Conférence : Autre 
 Niveau : Débutant, Intermédiaire Je reçois des personnes qui aiment leur travail et veulent continuer à exercer leur métier. Leur plainte s’exprime par la confusion, la perte de repère : « vouloir et ne plus pouvoir », « être perdu dans un univers professionnel qui est pourtant le mien ». 
L’une d’elles dit : « si je continue comme ça, je ne pourrai pas continuer. » 
L’impression de désorientation est forte, la perte de moyens douloureuse et lancinante se manifeste autant au travail, qu’avant d’y aller, le week-end… « Car de toutes les façons, faut y retourner ». 
Le stress, l’empêchement de faire bien font souffrir. La peine, les douleurs physiques, morales taraudent ces êtres épuisés de devoir « continuer à ne pas y arriver », « trop de travail/pas assez de temps ». 
À partir de ces phrases, j’ai imaginé un accompagnement où il serait possible de réconcilier ces opposés, « trop » et « pas assez » envahissant leur vie afin qu’ils redeviennent acteur de ce qu’ils savent faire et non plus seulement producteur de ce qu’on leur demande de faire… 

Technique : La séance est construite à partir de reproductions de tableaux, sur la confusion du “au-dedans/au-dehors”, en suggérant d’être spectateur du tableau ou d’en être personnage. L’hypnose est renforcée par l’effet de dissociation produit par cet artifice du spectateur/personnage et inversement, permet de s’identifier ou de s’inscrire dans le tableau à partir des qualités ou compétences que la personne veut retrouver (ex : la patience, la concentration, la fluidité d’expression, le charisme…). À l’aide du VAKOG, la personne s’attribue les caractéristiques inspirées par l’œuvre, en intensifie, diminue certains aspects correspondant au soulagement recherché. 

Appuis Théoriques : En clinique du travail, soulager la souffrance au travail c’est aider les personnes à reconquérir une marge de manœuvre sur leur rapport au travail, et sur ce qu’ils font. Avec Y.Clot, C.Dejours, il est permis de repenser le travail de telle sorte que le réel de l’activité (ce qui est fait) ne soit pas que le réalisé (ce qui est produit), mais aussi tout ce qui ne peut se faire, qui est suspendu, contrarié ou empêché. 
En m’inspirant des écrits de J.Godin, A.Malarewicz (l’hypnose permet le réaménagement de processus d’appréhension), de T.Melchior par une approche constructiviste (se centrer sur le présent), j’espère par l’hypnose permettre à ces patients d’aller vers une réappropriation de leur monde professionnel. 
Le tableau n’est alors qu’une métaphore visuelle de ce que la personne a à reconquérir pour reprendre de son pouvoir d’agir sur la situation… 



Objectifs 
• Créer un environnement où la personne retrouve ses repères pour reprendre une activité plus sereine 
• Apprendre à développer ses ressources pour diminuer l’impact négatif du quotidien au travail 
• Atténuer les douleurs et l’anxiété en lien avec l’activité 

Liste des Mots-clés : 
Temps, Ressources, Psychologie, Anxiété, Auto-hypnose, Art



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Tant et Temps de travail !

Hypnose Ericksonienne - mercredi 25 avril 2018 - 22:39
Auger Sophie, psychologue 7ème Congrès International Hypnose et Douleur. Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale JEUDI 14 JUIN de 16 h 30 à 17 h 00 Conférence : Autre Niveau : Débutant, Intermédiaire Je reçois des personnes qui aiment leur travail et veulent continuer à exercer leur métier. Leur plainte s’exprime par la confusion, la perte de repère : « vouloir et ne plus pouvoir », « être perdu dans un univers professionnel qui est pourtant le mien ». 
L’une d’elles dit : « si je continue comme ça, je ne pourrai pas continuer. » 
L’impression de désorientation est forte, la perte de moyens douloureuse et lancinante se manifeste autant au travail, qu’avant d’y aller, le week-end… « Car de toutes les façons, faut y retourner ». 
Le stress, l’empêchement de faire bien font souffrir. La peine, les douleurs physiques, morales taraudent ces êtres épuisés de devoir « continuer à ne pas y arriver », « trop de travail/pas assez de temps ». 
À partir de ces phrases, j’ai imaginé un accompagnement où il serait possible de réconcilier ces opposés, « trop » et « pas assez » envahissant leur vie afin qu’ils redeviennent acteur de ce qu’ils savent faire et non plus seulement producteur de ce qu’on leur demande de faire… 

Technique : La séance est construite à partir de reproductions de tableaux, sur la confusion du “au-dedans/au-dehors”, en suggérant d’être spectateur du tableau ou d’en être personnage. L’hypnose est renforcée par l’effet de dissociation produit par cet artifice du spectateur/personnage et inversement, permet de s’identifier ou de s’inscrire dans le tableau à partir des qualités ou compétences que la personne veut retrouver (ex : la patience, la concentration, la fluidité d’expression, le charisme…). À l’aide du VAKOG, la personne s’attribue les caractéristiques inspirées par l’œuvre, en intensifie, diminue certains aspects correspondant au soulagement recherché. 

Appuis Théoriques : En clinique du travail, soulager la souffrance au travail c’est aider les personnes à reconquérir une marge de manœuvre sur leur rapport au travail, et sur ce qu’ils font. Avec Y.Clot, C.Dejours, il est permis de repenser le travail de telle sorte que le réel de l’activité (ce qui est fait) ne soit pas que le réalisé (ce qui est produit), mais aussi tout ce qui ne peut se faire, qui est suspendu, contrarié ou empêché. 
En m’inspirant des écrits de J.Godin, A.Malarewicz (l’hypnose permet le réaménagement de processus d’appréhension), de T.Melchior par une approche constructiviste (se centrer sur le présent), j’espère par l’hypnose permettre à ces patients d’aller vers une réappropriation de leur monde professionnel. 
Le tableau n’est alors qu’une métaphore visuelle de ce que la personne a à reconquérir pour reprendre de son pouvoir d’agir sur la situation… 



Objectifs 
• Créer un environnement où la personne retrouve ses repères pour reprendre une activité plus sereine 
• Apprendre à développer ses ressources pour diminuer l’impact négatif du quotidien au travail 
• Atténuer les douleurs et l’anxiété en lien avec l’activité 

Liste des Mots-clés : 
Temps, Ressources, Psychologie, Anxiété, Auto-hypnose, Art
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À la rencontre de la douleur (Approche systémique de la douleur)

Hypnose Ericksonienne - mercredi 25 avril 2018 - 22:22
Dr Olivier ANNE, médecin neurologue 7ème Congrès International Hypnose et Douleur. Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale VENDREDI 15 JUIN de 11 h 30 à 13 h 00 Atelier Pratique : Douleur chronique Niveau : Débutant, Intermédiaire, Expert Le phénomène de douleur chronique est intégré au plan neurologique sous forme d’une cartographie neuronale, reflet des différentes composantes de la douleur (Composante sensori-discriminative, affectivo-émotionnelle, cognitivo-comportementale).

Au-delà de l’intégration neurologique et du fait de sa chronicité, le phénomène douloureux a un impact global sur l’individu souffrant de douleur. Cet impact est physique, émotionnel, cognitif. Il est aussi et surtout relationnel. En effet le phénomène douloureux va modifier l’ensemble du contexte relationnel du patient à un degré variable.
La douleur chronique va s’installer dans la vie du patient tel un objet qu’il va porter sur lui en permanence mais aussi comme une personne avec qui il va entretenir des relations.

L’hypnose est un processus qui peut permettre au patient de modifier sa propre relation avec la douleur. Au travers de ce processus, le patient peut modifier alors l’impact relationnel de la douleur, prémices du soulagement ou de la guérison. Cet atelier a pour objectif de démontrer l’importance de l’évaluation systémique du phénomène douloureux et de présenter des outils hypnotiques qui modifient la relation à la douleur.
Parmi ces outils, la personnification de la douleur permet d’établir un dialogue hypnotique avec la douleur pour changer la représentation neuronale et la place systémique de la douleur chez le patient.



Exercices pratiques
• Réification multidissociative de la douleur
• Personnification de la douleur
• Main de Rossi et douleur

Objectifs
• Aborder le phénomène de douleur chronique sur un plan systémique
• (Re)découvrir l’outil hypnotique de réification
• Découvrir l’outil de personnification de la douleur

Liste des Mots-clés :
Approche systémique (famille, couple, enfant), Douleur chronique, Neurologie

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Hypnose, Auto-Hypnose et Créativité.

Hypnose Ericksonienne - mercredi 25 avril 2018 - 22:08
Dr Didier ANNE médecin généraliste. 7ème Congrès International Hypnose et Douleur. Formation Continue en Hypnose Ericksonienne, Hypnose Médicale VENDREDI 15 JUIN de 14 h 30 à 16 h 00 Atelier Pratique : Auto-hypnose Niveau : Débutant, Intermédiaire, Expert Le processus hypnotique, lorsqu’il est activé, libère notre esprit non-conscient de la censure et des règles du conscient. Cet esprit non-conscient, ou cerveau droit, est, comme chacun le sait, le siège de l’imaginaire, la poésie.

Les humains savent cela depuis la nuit des temps : déjà les anciens qui ont décoré la grotte Chauvet, puis la grotte de Lascaux, utilisaient ce processus hypnotique. C’est la projection mentale qui leur permettait de visualiser les animaux qui, bien évidemment, ne posaient pas dans la grotte.

Victor HUGO, grâce au spiritisme, expérimenta lui aussi le pouvoir créatif de son génie littéraire, pratiquant la dictée automatique avec l’aide d’un guéridon frappeur.

Plus près de nous, les surréalistes, avec André BRETON pour les mots, et Salvador Dali pour les couleurs, utilisaient leur processus hypnotique (avec peut-être un peu d’absinthe) pour trouver l’inspiration et créer, des poèmes ou des tableaux.
Nous allons partir sur leurs traces et laisser vagabonder notre esprit non-conscient, pour laisser libre cours à sa fantaisie et à sa créativité.



Exercices pratiques
• Amplification du processus hypnotique pour s’échauffer, avec une auto-hypnose guidée, identification du canal préférentiel
• 1er exercice d’auto-hypnose « créatrice », suivie d’un temps de partage d’expérience,
• 2e exercice d’auto-hypnose « créatrice »

Objectifs
• Apprendre à définir une intention
• Apprendre à se mettre en hypnose
• Observer la créativité de notre esprit non-conscient

Liste des Mots-clés :
Auto-hypnose, Créativité, Imagination, Mouvement

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Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren

Formation Hypnose Medicale - mercredi 25 avril 2018 - 12:47
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°48 La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie. LA RESPIRATION PHYSIOLOGIQUE En état de veille ordinaire, c’est le muscle diaphragme qui réalise le travail respiratoire principal. Le diaphragme est une cloison musclo-aponévrotique faite de muscles squelettiques entourant un centre tendineux unique, qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale. Le diaphragme est un muscle digastrique formant une voûte convexe à ventres op- posés : constitué de deux coupoles, droite et gauche, à convexité supérieure, il s’insère sur le contour de l’ouverture inférieure du thorax. Il est relié par une dé- pression fibreuse à concavité supérieure, le centre tendineux (ou centre phrénique), en forme de trèfle.

Sa contraction entraîne un abaissement de cet ensemble musculaire obligeant ainsi les viscères abdominaux à se comprimer vers le bas et l’avant ce qui fait gonfler le ventre.

La contraction crée une dépression dans la cage thoracique permettant ainsi à l’air de rentrer dans les bronches, les bronchioles puis les alvéoles pulmo-naires. La cage thoracique se gonfle donc dans un deuxième temps dans le prolongement du ventre. Ce gonflement se fait de façon continue et non saccadée. Ce remplissage s’effectue jusqu’au léger soulèvement des clavicules lorsque la personne n’est pas à l’effort.

Son relâchement permet l’expiration passive, le poids de la cage thoracique chasse l’air, le diaphragme peut alors remonter. C’est donc la cage thoracique qui diminue de volume avant le caisson abdominal.

L’ADAPTATION DE LA RESPIRATION Lorsque la respiration est ordinaire et physiologiquement adaptée, la personne modifiera sa fréquence respiratoire en fonction du contexte. A l’effort, les muscles appelés muscles accessoires se mettent à fonctionner. Le mouvement de la cage thoracique prendra alors plus d’ampleur dans les dimensions antéro-postérieures et latérales. La fréquence respiratoire va s’adapter à cet effort pour approvisionner l’organisme en énergie.
Lorsque nous vivons un stress important ou des émotions fortes, la fréquence respiratoire et le rythme vont aussi se modifier. En règle générale, une fois le stress ou l’émotion passée, la respiration reviendra à s’adapter à l’ici et maintenant vécu.

Ce n’est pas toujours le cas. Nous n’avons pas toujours les ressources ou les compétences physiques ou émotionnelles pour nous adapter.
Chez certaines personnes, il est même possible d’observer des dérèglements importants du rythme respiratoire. La fréquence, le rythme et le mouvement général de la respiration ne sont plus du tout cohérents avec la situation physique vécue.

De manière parfois spectaculaire, la respiration devient différente dans l’hémicorps droit et l’hémicorps gauche. Physiologiquement, ce fonctionnement est inexplicable puisque l’innervation des muscles respiratoires est réalisée par les mêmes nerfs.

Dans ce cas, on peut émettre l’hypothèse que la respiration est juste commandée par le vécu émotionnel de la personne. Le monde intérieur de la personne a vraisemblablement un impact bien plus important sur le fonctionnement de la respiration que certaines contraintes physiques extérieures (température, altitude, pro- fondeur) ainsi que l’adaptation physiologique à l’effort.

Il n’est pas rare de recevoir des patients qui se disent épuisés... à ne rien faire ! Ces patients sont d’ailleurs tout à fait incapa- bles d’avoir une activité physique puisque le système respiratoire fonctionne déjà à plein régime. Les muscles accessoires sont déjà très sollicités. La posture s’est aussi adaptée pour faciliter la ventilation.

Quand cette situation persiste, il est fréquent d’observer des patients qui ne respirent, presque essentiellement, qu’avec des muscles accessoires comme de vrais patients en détresse respiratoire tels que des patients BPCO. Ce processus est fatigant pour l’organisme. L’oxygénation cellulaire est souvent de mauvaise qualité. Ces patients présentent un teint terne, les expressions du visage figées. Souvent, au fil des mois, la posture de ces patients est recroquevillée vers l’avant afin de mieux ventiler. C’est un fonctionnement de survie mais pas de vie.


Retrouvez la formation de Jeanne-Marie Jourdren au CHTIP : "L’hypnose comme thérapie du mouvement. Retrouver le chemin de vie"  

Laissez advenir...Sophie COHEN

Hypnose Ericksonienne - mardi 24 avril 2018 - 17:15
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°48 Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?...

Laissez advenir les sensations de votre corps... les sensations de votre corps, de votre vie... Sentez votre corps vivant jusqu’au bout des doigts...
Sentez-vous le temps ? Sentez-vous les forces ? Et les faiblesses ? Y a-t-il ici ou là des blessures ? Laissez advenir, devenir, sentez la vie partout... laissez-les vous traverser, vous baigner. Nous avons parfois la sensation que les méandres de nos vies vont nous tordre... que ces méandres vont nous empêcher... voire même nous ôter la vie... Nous pensons que plus rien ne sera possible... et pourtant là, ici, maintenant, le miracle est juste là... la vie se poursuit, elle se poursuit parfois avec tout... Il arrive que votre respiration se fasse haletante, courte, malhabile... Elle finit toujours par rythmer le corps, rythmer la vie... comme les percussions dans un orchestre... comme la basse ou la contrebasse...

Ces montées, ces descentes, ces envolées que tour à tour tel instrument reprend... puis tout l’orchestre d’ensemble... Notre corps à l’unisson avec les sons... Nos vies traversées par des joies insensées... des rires incoercibles... des sourires irrépressibles avec ceci... avec cela... à la lecture d’un bon texte, à l’écoute d’un bon mot ! Nos vies traversées par des joies fortes et d’autres plus petites et soudaines par- fois... la rencontre avec un ami oublié... la lecture d’un auteur tellement apprécié qu’il en devient notre compagnon presque un confident... celui qui dit les choses que nous n’osons exprimer... Laissez advenir cette joie dans le corps... sentir ce qu’elle produit ici et là... Et la tristesse, ces formes différentes qu’elle emprunte pour se dire... ces larmes... sentir naître ces larmes au coin des yeux, couler sur les joues... cette eau précieuse, savoureuse au goût salé. Et puis parfois, cette tristesse tire une corde dans la gorge à moins que ce ne soit l’angoisse... on ne sait plus... il y a du flou... le tableau aux belles couleurs se fond, se confond... avec le fond... dans le fond, ces serrements, resserrements...
Que sommes- nous ?... toute cette vie qui naît, s’écoule, se déroule seconde après seconde dans ces milliards de parcelles qui forment... le soi...

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Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI

Formation Hypnose Medicale - mardi 24 avril 2018 - 12:00
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°48 CONCEPCION RUANO-SICHI Riche d’une trentaine d’années d’expérience soignante en milieu hospitalier, comme infirmière spécialisée en bloc opératoire, cadre de santé, intervenante dans les IFSI, elle est aujourd’hui directrice des soins, pour garder ce lien précieux avec le terrain. Passionnée par les relations humaines, elle se forme à l’hypnose, la psycho- oncologie clinique, la sophrologie, la cohérence cardiaque, la programmation neuro- linguistique, l’analyse transactionnelle, l’ennéagramme. Elle est membre de deux sociétés savantes : l’Association francophone pour les soins oncologiques de support (AFSOS) et la Société française de Psycho- Oncologie (SFPO). "C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague. On n’affronte pas l’océan pour entrer en lui. On se glisse dans l’écume, on s’accorde à elle. On l’apprend. C’est ce mouvement- là, s’accorder, au mouvement de la pensée, comprendre son rythme, écouter, écouter la pulsation, celle du monde, celle de la pensée, et puis, obstinément, celle de la vie en soi. L’attention seule permet d’être à sa place dans le monde, de coïncider avec lui, d’être à la verticale à la surface du monde, à la verticale de son ombre, et de se couler dans l’océan comme dans la pensée."
Isabelle PARIENTE-BUTTERLIN

Cet extrait d’Isabelle Pariente-Butterlin est une invitation au voyage : le sacrement de la respiration. Des échanges d’air entre une intériorité intime, aux saveurs d’inconscient, calée sur les lois d’une physiologie codifiée et une extériorité, plus agitée, soumise à de multiples conditionnements. La respiration, un élément sacré, aux confins d’une anatomie aussi mystérieuse que belle : la confrontation de deux mondes complexes, rythmée par l’alternance d’inspirations et d’expirations. Elle est le pont entre le corps et l’esprit, entre le corps et le cœur. Elle devient indissociable de la pensée et des émotions. Elle est autant dynamisante que relaxante. Alors, quand l’hypnose entre en scène, le patient prend conscience que cette respiration a le pouvoir de refaire vibrer le corps, en libérant à travers lui le SOUFFLE DE VIE, dont la libre circulation permettra de réunir « corps et esprit ». L’hypnothérapeute va initier la partition et mettre en musique « le monde d’ordinaire invisible de la dynamique du diaphragme ».

L’hypnose devient alors un sésame qui ouvre le champ des possibles. Parfois cette hypnose subjugue les consultants novices. C’est le cas de Lydie, jeune infirmière, qui vit sa troisième grossesse. Cette jeune femme de 29 ans est déjà maman de deux enfants, de 4 et 2 ans. Sa motivation est d’autant plus grande que son principal objectif est d’apprendre à mobiliser toutes ses ressources pour vivre son accouchement d’une toute autre façon que les précédents, beaucoup plus investie personnellement, et faisant appel plus que jamais à son intuition maternelle.

L’hypnose périnatale est une découverte pour Lydie. Elle est très en attente de se libérer de ses craintes passées. L’entretien préalable permet de clarifier ses souhaits en matière d’accouchement. Trois séances sont programmées. Nous aborderons uniquement ici la première qui est une invitation à la relaxation profonde et à la mise en lien avec son bébé, en établissant une communication privilégiée, consciente et pleine d’amour. L’induction se fait par la fixation d’un point. Rapidement Lydie ferme les yeux et se concentre sur l’écoute de son corps, la découverte de sensations nouvelles, la vie qui la contient. Elle porte alors son attention sur sa respiration. Elle accueille mes mots pour ressentir le rythme de son souffle. Peut-être rapide ou lent.




En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ

Formation Hypnose Medicale - jeudi 19 avril 2018 - 17:18
ISABELLE HUÉ-DELETTREZ Orthophoniste en cabinet libéral à Morlaix. Diplômée en Hypnose et Thérapies brèves par Emergences Rennes en 2010. Formée à la stratégie dans le soin, aux mouvements alternatifs pluriels. Formatrice en entreprises sur les thèmes de l’utilisation de la voix et de la gestion du stress. L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie...

En effet, qu’il s’agisse de contraintes de développement qui s’exercent sur l’enfant/ l’adolescent, ou chez l’adulte, de troubles aigus (aphasie) ou chroniques (bégaiement, dysphonie...), les ressources internes, l’homéostasie du patient sont impactées. Ces troubles et les recherches de solutions se lisent souvent dans la respiration car ils mobilisent l’énergie du patient : émotions, efforts, soupirs, inspirations dans l’urgence, désynchronisation pneumo-phonique, tensions laryngées et inspirations sonores... Cette énergie circule avec et sur la respiration mais de façon non fluide.
La pratique du chant et de l’hypnose me permettent de voir aussi la respiration comme une ressource inépuisable !

Le souffle porte évidemment la voix, les mots, il est cette énergie sans cesse renouvelée. Il donne des sensations sur son passage même s’il est invisible, impalpable... Sa fluidité, son rythme qui s’adapte à toute situation, sont essentiels.

Le travail sur la respiration s’inscrit dans une approche plus globale du patient. Il vient voir le professionnel car il est « arrêté », empêché dans sa vie, et ne trouve pas de solutions satisfaisantes à son problème. L’objectif du thérapeute est de lui permettre de trouver des ressources pour se re-mettre en mouvement, dans la souplesse et la fluidité.

Une approche stratégique possible se donnera d’abord pour objectif d’observer le patient dans son homéostasie, dans son système. Ainsi, il pourra émettre des hypothèses sur son état actuel : attitudes, comportement, éléments corporels, émotionnels, relationnels qui donnent à voir des dissociations.
Le thérapeute recherchera aussi ce qui empêche le patient d’avancer et posera des hypothèses sur le processus dans lequel il est pris (cycle de vie, âge clandestin, place dans son système, compétences/ressources versus apprentissages non faits...). Grâce à ces hypothèses, il pourra penser le symptôme du patient comme un élément du système interne (homéostasie) et externe (dans sa relation à sa famille, ses proches). Le projet thérapeutique tentera de respecter et d’inclure toutes ces dimensions.

Or, que ce soit pour améliorer son état (dissociation, déséquilibre, insécurité, instabilité...) ou pour l’aider à se relancer dans un processus de vie plus serein, les outils hypnotiques qui ont ma préférence utilisent la respiration. Elle intervient dans différents moments de la thérapie ou de la transe : induction, focalisation ou dissociation, circulation des sensations, réassociation.


Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA

Hypnose Ericksonienne - jeudi 19 avril 2018 - 16:53
MARIE-LAURE MOUEZA Infirmière au pôle de Gérontologie du CHU de Bordeaux, en poste à l’équipe mobile de Gériatrie aux urgences de l’hôpital de Saint-André. Diplôme universitaire Douleur et Hypnose médicale clinique et thérapeutique. Spécialisée dans l’accompagnement des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées. La maladie d’Alzheimer
est la cause la plus courante de démence et serait à l’origine de 60-70 % des cas (OMS, mars 2015). Selon l’Insee, en 2020 il y aura 1,2 million malades Alzheimer. En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. J’ai pensé que cet outil me permettrait d’entrer en contact plus facilement, d’apaiser des troubles du comportement que nous rencontrons souvent aux urgences.

Cette démence n’est pas seulement un déclin des fonctions intellectuelles, elle retentit progressivement sur le comportement et la relation du sujet au monde et à l’autre. Des troubles psychologiques et comportementaux existent à toutes les étapes de la maladie. La perte de sens et l’anxiété de la personne démente accentuent ces troubles du comportement.

L’hypnose est-elle compatible avec cette singularité de la démence ? L’hypnose est aussi un mode de communication qui permet de prendre en charge une personne en tenant compte de ce qu’elle est et non pas seulement de ce qu’elle a.
Voilà une approche inhabituelle pour les soignants qui ont été formés à prendre en charge les patients dans leur globalité, certes, mais en s’attachant d’abord aux symptômes et aux pathologies présents. Avec l’hypnose la prise en charge va s’adapter et se personnaliser à la pathologie, à l’être malade et à son contexte de vie.

Il faut évoquer les méthodes utilisées auprès des personnes âgées démentes dans les institutions organisées sous forme d’ateliers : cuisine, esthétique, lecture, chant, expression corporelle, arômes et odeurs. On trouve aussi des thérapies non médicamenteuses comme la validation et la réminiscence.
Notons que ces prises en charge demandent du matériel et un espace dédié. Il n’est donc pas envisageable d’appliquer ces méthodes en n’importe quel lieu. Un soignant d’un service hospitalier comme celui des urgences ne peut s’en saisir.

Mon constat est le suivant : ces prises en charge non médicamenteuses font appel, pour la plupart, aux sens : Visuel, Auditif, Kinesthésique, Odorat, Gustatif. L’hypnose s’inscrit parfaitement dans cette stimulation des sens, le VAKOG.
Notons aussi que les techniques de validation et de réminiscence sont utilisées dans l’hypnose.

Bien que le taux d’hypnotisabilité reste très bas chez la personne âgée, on constate des résultats thérapeutiques tout à fait satisfaisants. Une étude pilote menée par deux scientifiques de l’université de Liverpool en 2007, suggère que des séances hebdomadaires d’hypnose améliorent nettement la qualité de vie des personnes atteintes de démence. Les séances d’hypnose réduisent l’anxiété et la dépression, ces états émotionnels qui généralement sont prégnants dans la démence et qui en outre recrutent des processus cognitifs. Avec un accompagnement par l’hypnose, ces ressources sont libérées et disponibles pour d’autres tâches. Sans cet accompagnement elles auraient été utilisées par l’anxiété et la dépression. Bien entendu, ces ressources restent limitées par les causes biologiques de la démence. Cependant, nous pouvons affirmer que d’une part il est possible de faire de l’hypnose avec une personne âgée, et d’autre part qu’elle en tire un bénéfice.


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Dr Philippe AÏM, Psychiatre, Hypnothérapeute. Responsable Pédagogique.

Formation Hypnose Medicale - dimanche 15 avril 2018 - 09:09
Directeur pédagogique au Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Créateur et Président de l'institut UTHyL (Institut pour l'Utilisation des Thérapies brèves et de l'Hypnose en Lorraine).

Animateur de la chaîne YouTube CommPsy

Ancien Praticien Hospitalier au C.H.U de Nancy.
Ancien Chef de Clinique à la faculté de médecine de Nancy.


Enseignant au D.U. d’Hypnose Médicale Paris VI (Pitié-Salpêtrière).
Anime un séminaire d’initiation à l’Hypnose et aux Thérapies Brèves dans le cadre de la formation universitaire des internes en psychiatrie.

Formateur et conférencier.
Auteur de « Écouter, parler : soigner. Guide de communication et de psychothérapie à l’usage des soignants. »

Comment établir une communication efficace ?

Une communication thérapeutique menant à une relation de confiance est fondamentale dans toute situation d’aide ou de soin, tant physique que psychique. Les messages qui passent sont alors porteurs d’espoir, de sécurité et de changement. La relation soignant-soigné, dont on nous parle souvent sans vraiment nous donner de moyens concrets pour y faire face, gagnerait en qualité, en humanité et en confort de travail.

Cet ouvrage fait le pari que des concepts utiles et des outils concrets dans ce domaine peuvent être expliqués de façon pratique et précise. L’état d’esprit et les bases psychologiques nécessaires à leur maniement sont rendues simples et accessibles.

L’auteur s’appuie sur les thérapies « brèves », connues pour avoir développé des outils de communication et de relation comme éléments centraux de leur pratique.

Ce livre s'adresse à tous les soignants (médecins, psychologues, infirmiers, sages-femmes…) et aux professionnels de la relation d’aide.

Théo CHAUMEIL, Kinésithérapeute et Hypnothérapeute. Chargé de Formation à Paris et Marseille

Formation Hypnose Medicale - vendredi 13 avril 2018 - 11:11
Théo Chaumeil, Masseur-Kinésithérapeute, Hypnothérapeute, Spécialisé en gestion de la douleur.

Chargé d'Enseignement pour le CHTIP en Hypnose Médicale sur la Douleur, au sein de l'AP-HP (Hôpital Cochin)

Formé à l’Hypnose et en EMDR-IMO au Collège d’Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, je suis aussi formé aux Techniques d'Orientation de l'Attention et de la Conscience par le Docteur Jean Becchio.

Mon intérêt pour la recherche scientifique médicale me permet de m’appuyer sur des connaissances actualisées et de mettre en place des formations novatrices basées sur des preuves.



Dernières Conférences :
- Conférence à l'Université San Jorge - L'effet placebo et la kinésithérapie
- Communication au congrès AEFTZ 2016 - Optimisation de l'effet placebo en kinésithérapie
- Intervention à la clinique Clinalliance des Buttes-Chaumont - Optimiser l'effet placebo dans les soins
- Conférence avec Dan SHORT, à Paris en Mars 2017
- Formation en Hypnose Médicale à Marseille au sein de l'Institut Hypnotim www.formation-hypnose-marseille.info/Integration-de-l-hypnose-en-pratique-soignante-formation-en-hypnose-a-Marseille
Prochains Congrès:
- Congrès de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Clermont-Ferrand (CFHTB)

Laurent GROSS, Hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Responsable de Formation au CHTIP.

Formation Hypnose Medicale - mercredi 11 avril 2018 - 11:11
Président du CHTIP

Hypnothérapeute à Paris, Titulaire du Certificat Européen d'Hypnose (ESH)

Kinésithérapeute D.E, Certifié en Ostéopathie

Formateur en EMDR-IMO

Conférencier dans les Congrès de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)

Diplômé de l'Institut Milton H. Erickson d'Avignon-Provence.

Membre de l'Institut Milton Erickson de Rennes

Supervisions Institut Emergences de Rennes (Hypnose Ericksonienne et Thérapie Brève)

Florent HAMON, Infirmier Anesthésiste et Hypnothérapeute à Paris. Chargé de Formation à Paris et Marseille

Formation Hypnose Medicale - jeudi 5 avril 2018 - 11:11
Infirmier anesthésiste

Chargé d'Enseignement pour le CHTIP en Hypnose Médicale sur la Douleur, au sein de l'AP-HP (Hôpital Cochin)

D.U Hypnose et Anesthésie à la Faculté de Médecine du Kremlin-Bicêtre

Formé à l'Association Française de Nouvelle Hypnose

Formé au Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris en Hypnose Médicale, Thérapies Brèves Orientées Solution et EMDR-IMO.

Participe aux Congrès de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)




Jeanne-Marie JOURDREN, Kinésithérapeute et Hypnothérapeute. Chargée de Formation à Paris

Formation Hypnose Medicale - mardi 3 avril 2018 - 12:12
Kinésithérapeute en libéral.
DES en kinésithérapie du sport et revalidation du sportif (UCL).
Hypnothérapeute titulaire du Certificat Européen d’Hypnose.
Formation en Hypnose Ericksonienne à Émergences Rennes.
Chargée de Formation à IFH.


Conférencière au sein des Congrès de la CFHTB et Hypnose Douleur

- Dissociation ou réassociation, that is a question. Congrès Hypnose Douleur 2016

Dans un 1er temps, le patient qui présente un symptôme chronique manque souvent de compétences physiques pour continuer son chemin de vie.
Nous nous attacherons à observer les compétences qu'il a déjà acquises et celles qu'il est venu apprendre pendant les séances.

L'observation de la marche, par exemple, sera une source inépuisable de métaphores utiles et congruentes avec le processus d'apprentissage de son fonctionnement interne.

En fonction des compétences qu'on a observées, il sera alors judicieux de savoir choisir entre la dissociation et la réassociation.
Ainsi, nous pourrons travailler le contrôle moteur ou la souplesse, élément si important pour récupérer l'harmonie du mouvement.

De la même manière, l'apprentissage d'une belle stabilité sera indispensable à une marche fluide et efficace.

Dans un 2ème temps, nous nous demanderons quels sont les outils hypnotiques simples et pertinents que nous avons à notre disposition dans la boîte à outils d'un thérapeute manuel.

Par la suite, comme dans toute bonne réadaptation fonctionnelle, le renforcement par une expérimentation hypnotique marquera la fin de la rééducation.

Nous savons maintenant que l'expérimentation corporelle lors de la transe engramme de manière durable le processus de changement engagé.

Mariline MORCILLO, Infirmière et Hypnothérapeute à Paris et Marseille. Chargée de formation

Formation Hypnose Medicale - dimanche 1 avril 2018 - 13:13
Infirmière, praticienne en hypnose médicale dans son domaine de compétence (le soulagement de la douleur, l’anxiété, les comportements gênants, la cicatrisation, les troubles psychosomatiques..)
Formée à l’institut M.H Erickson Avignon puis en thérapies brèves et à l’intégration des mouvements oculaires dans le psycho-trauma (EMDR - IMO) au Collège d’hypnose et thérapies intégratives de Paris (CHTIP).
Spécialisée dans les troubles digestifs et plus particulièrement dans le syndrome de l’intestin irritable.

D.U plaies et cicatrisation
D.U gérontologie
D.U éducation thérapeutique (en cours)

Formation approche et prise en charge de la douleur

Florent Hamon, Hypnose et anesthésie, Revue Hypnose et Thérapies Brèves

Hypnose Ericksonienne - mercredi 28 mars 2018 - 16:33
Interview de Florent Hamon qui nous parle de son article "Hypnose et anesthésie", paru dans la dernier Hors-Série de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves, "De la douleur à la douceur". Florent Hamon, Infirmier anesthésiste, est membre de l'équipe de formation du Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris (CHTIP), et chargé d'enseignement au sein d'hôpitaux à Paris en hypnose médicale.
Ses formations: DU Hypnose et anesthésie Paris XI, AFNH, CHTIP.

Florent Hamon: "On m'a proposé de contribuer à ce hors-série. J'ai profité de mon expérience chez les grands brûlés pour partager mes premiers pas en hypnose.

Dans une première partie j'expose comment on organise une séance d'hypnose en anesthésie, avec des détails pratiques et techniques".

Florent HAMON consulte en hypnose médicale à Paris dans le 11ème www.hypnoseparis.fr

Hypnothérapeute, praticien EMDR-IMO, thérapies brèves orientées solution.


Formateur au CHTIP pour la Master Class Hypnose et Douleur

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Marseille: Formation en Hypnose & Thérapies Brèves Intégratives - Méditérranée - PACA

Hypnose Ericksonienne - mardi 27 mars 2018 - 13:13
Institut Hypnotim, institut de Formation en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Intégratives sur Marseille et région PACA, vient de renaître.

Au départ, cet institut est né de la réunion de compétences de 2 psychologues hypnothérapeutes


- Laurence ADJADJ, Psychologue, hypnothérapeute, Directrice d'Hypnotim, formée à Emergences Rennes, et au CHTIP (Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris), Praticienne EMDR-IMO.

Conférencière au sein des instituts de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves




- Sophie COHEN, Psychologue, hypnothérapeute, Ancienne Responsable pédagogique d’Hypnotim devenue rédactrice en chef de la revue Hypnose et Thérapies Brèves.











www.formation-hypnose-marseille.info


Depuis 2017, une restructuration de toute l'équipe pédagogique s'est imposée...

C'est ainsi que l'Equipe s'est renforcée avec:



- Théo CHAUMEIL, Kinésithérapeute, Hypnothérapeute.

Praticien EMDR-IMO

Enseignant au sein des hôpitaux de l'AP-HP en hypnoanalgésie, Conférencier.

Formateur au CHTIP à Paris et à Hypnotim


- Laurent GROSS, Psychothérapeute, Hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Formateur et Superviseur en EMDR-IMO, conférencier au sein des Instituts de la CFHTB, Président du CHTIP à Paris.

Conseiller pédagogique pour Hypnotim. Enseignant au sein des hôpitaux de l'AP-HP.

Il a été le premier en France à croire en notre projet, et nous assure toujours de sa présence bienveillante et de sa bonne humeur afin de toujours mieux conseiller l'institut

- Dr Isabelle BOUILLEVAUX, Médecin généraliste, formatrice et conférencière, praticien hospitalier à l’URASSM (Unité régionale d’accueil pour les sourds et malentendants), elle est bilingue en langue des signes française et travaille avec des sourds depuis plusieurs années, elle a su adapter la technique hypnotique à cette langue et cette population, sujet sur lequel elle a communiqué plusieurs fois à des congrès nationaux et internationaux.

Formatrice à l'Institut Uthyl de Nancy, au CHTIP à Paris et à Hypnotim

- Sophie TOURNOUËR, Psychologue Clinicienne, Hypnothérapeute, Thérapeute Familiale et de Couple, pratique et enseigne les Thérapies Brèves Orientées solutions, les Thérapies Narratives, les Thérapies de Couple et l'EMDR-IMO.

Formatrice au CHTIP à Paris et à Hypnotim

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L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis

Hypnose Ericksonienne - jeudi 22 mars 2018 - 17:27
Dr Pascal Vesproumis Spécialiste en médecine générale, addictologue, hypnothérapeute. Médecin-chef de l’Unité sanitaire médicale pénitentiaire de Saint-Brieuc. Consultant au CMPEA (Centre médico-psychologique des enfants et adolescents de Saint-Brieuc). Membre conférencier de l’AFEHM. Membre de la Société française d’addictologie. Membre de la Confédération bretonne de tabacologie. La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques A propos d’hypnose et de réduction des risques...
Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
En effet, chacun d’entre nous peut s’engager dans une démarche pour se libérer de conduites addictives quand il le décide, en mobilisant ses propres ressources et en se faisant accompagner par une équipe médico-sociale spécialisée. Ma pratique médicale dans le milieu carcéral m’a effectivement conduit à reconsidérer le contexte favorable ou non à la réalisation d’un sevrage ou sur la mise en œuvre d’une politique effective de réduction des risques dans les addictions.

Face à l’incarcération qui caractérise l’isolement et la mise sous surveillance d’un homme ou d’une femme sur décision de justice, certains patients choisissent de s’éloigner de la substance dont ils sont devenus dépendants, témoignant ainsi d’un désir profond de recouvrir l’autonomie de penser et de faire.

La mise à disposition de traitement de substitution aux opiacés (TSO) ou traitement des addictions aux opiacés (TAO) offre un moyen de mettre en place un sevrage cliniquement et psychologiquement mieux supporté.
Cependant, malgré une diminution progressive de posologie, l’arrêt du traitement de substitution peut s’accompagner d’une résurgence de douleurs et surtout d’angoisse liée à la peur du manque.

Différentes publications plaident pour la plus grande vigilance quant au sevrage réalisé avant la sortie des établissements pénitentiaires. En effet, les risques de reconsommation et d’overdose sont extrêmement importants dans les jours qui suivent la sortie de prison.
Ce préambule reflète toute la complexité d’une démarche médicale qui semble de prime abord salutaire, visant à éloigner les patients en détention d’une dépendance qui les prive de leur liberté de penser.

Mais le taux croissant d’overdose en milieu libre nous conduit à conforter le souhait du patient en détention vers une prise en charge des addictions, tout en adoptant une démarche suffisamment critique. Elle s’appuie sur l’analyse rigoureuse des différents risques de manque ou d’exposition « aux produits » (politique du moindre risque), pour apprécier le moment le plus opportun du sevrage.

A propos d’hypnose... Face à la complexité de cette situation, l’hypnose m’apparaît comme un outil à disposition du patient et de l’équipe médicale. Elle offre au patient un espace d’apaisement, de respect, de bienveillance qui fluidifie les pensées et le protège de l’envahissement par les émotions les plus négatives. Elle autorise le rétablissement de liens efficients.

Qu’il s’agisse d’un patient entré dans l’établissement avec la nécessité absolue d’accompagner un sevrage à l’alcool, ou d’un patient qui souhaite la mise en route d’une substitution en relais d’une toxicomanie, ou enfin d’un patient qui a décidé d’arrêter son traitement des addictions aux opiacés, l’hypnose va être un recours utilisable immédiatement en complément d’une prise en charge plus globale des addictions.

Lors du congrès organisé par Eric Bardot et l’Institut Mimethys à Saint-Brevin-les-Pins en mai 2016, j’ai eu le plaisir de présenter quelques situations concrètes d’aide au sevrage par l’hypnose.

La vie en milieu carcéral illustre pleinement la thématique du vide du désir et des addictions. Dans ma pratique quotidienne l’hypnose face au vide temporel de la prison offre une place à la conscience, sans nous obliger à penser. L’hypnose permet de survoler le désert sémantique des mots. En effet, le vocabulaire restreint, rend l’expression des maux difficile.
Le groupe de parole que j’anime, consacré à la réduction des risques, permet de faire circuler la parole et de lui redonner du signifiant. Mais la souffrance et l’isolement de certains patients rendent l’accès au sens des mots et aux maux de l’autre difficile et trop intrusif.


Les mots des patients... les maux des détenus 
Le vide... l’héroïne creuse un trou...
Ce trou est creusé par le cercle des consommateurs d’héroïne.
Le désir... il est toujours présent mais il manque de force.  
L’addiction... ça me rappelle le plaisir à fond de l’héroïne 
... je pense toujours à prendre quelque chose dans ma tête 
... c’est difficile en cas d’inactivité et pour dormir 
... j’ai toujours besoin de diazépam.

A propos d’alcool...
Lorsque vous buviez de l’alcool toute la journée, quel rapport entretenez-vous avec le vide ?
- je cherchais à le remplir
- et moi je cherchais à l’oublier.

A propos des « produits », des Traitements de substitution aux opiacés (TSO), de la prison, de l’hypnose...
... l’hypnose ça permet de s’évader
... les TSO permettent d’écarter les murs de la prison
... mon traitement n’est qu’un adjectif : il n’est pas qualificatif 
... ce n’est qu’un passage qui commence à être long 
... quoi qu’on ait fait, on doit aider les gens... j’ai perdu la confiance de beaucoup de monde 
... j’aimerais reboire une bière comme avant d’être alcoolique 
... moi j’ai repris de la confiance en moi
... c’est insupportable... ça rend la pensée insupportable
... je ne peux plus me retrouver le premier plaisir.


En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
[L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis]url:
https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-en-prison-Dr-Pascal-Vesproumis_a921.html
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 

Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 
Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 
Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 
L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.

Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.

Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 
"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.

Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 

Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 
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En automne. L'Edito de Sophie Cohen

Hypnose Ericksonienne - jeudi 22 mars 2018 - 17:26
Chères lectrices et chers lecteurs,

C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible !

Ici dans ce numéro, vous pourrez découvrir que tout ou presque est là : conférences, invitations, flâneries… Toujours sensibles à vos remarques, encouragements, propositions et félicitations, nous apprécions de vous lire. Nombre d’entre vous nous disent être sensibles à la qualité éditoriale due à l’ensemble de nos auteurs et également aux artistes qui nous font le plaisir d’être exposés dans la « galerie » de notre revue « Hypnose & Thérapies Brèves ». La Revue reçoit d’ailleurs de plus en plus de propositions d’artistes !

Au programme de ce numéro, nous accueillons quatre articles. Nous ouvrons avec Dominique Megglé qui nous dit comment on devient thérapeute, tout un programme en soit ! Dans son article, Mady Faucoup Gatineau développe une forme de thérapie où le corps prend toute sa place. L’hypnose, une thérapie corporelle ? Certainement, nous écrit Mady. Pascal Vesproumis témoigne de la façon dont l’hypnose s’inscrit dans le domaine très particulier de la prison. Nous terminons la partie « articles » de ce numéro 47 avec une note de Sylvie Le Pelletier. Sylvie nous invite à découvrir ce que François Roustang entend par le monde des correspondances. Ces articles si différents les uns des autres viendront, j’en suis sûre, vous donner des idées dans vos champs de pratique respectifs. Je tiens à remercier particulièrement l’ensemble des auteurs de leur sens du partage.

C’est Francine Zonens-Hirszowski qui dirige le dossier consacré à une thématique où nombre d’entre nous accompagnent des patients : la Douleur. Francine a permis à six auteurs de s’exprimer sur un thème qui leur est cher : la douleur dans la littérature… et sur leur manière de faire dans des secteurs aussi variés que l’urgence, la réadaptation, les douleurs neuropathiques et les chutes.

Nous retrouvons bien sûr nos rubriques et leurs auteurs. Ils suscitent toujours notre curiosité en partageant leurs passions. Cette fois-ci, la rubrique « Les champs du possible » accueille un philosophe : Christian Godin. Il nous parle de l’éthique dans le monde de l’hypnose. Des surprises vous attendent avec « Quiproquo ». Dina Roberts, dans la rubrique « Pas de côté », nous invite à nous intéresser davantage à la voix, notre voix de thérapeute. Gérard Fitoussi dans la rubrique « Les Grands Entretiens » nous permet de mieux connaître Teresa Robles. Et encore beaucoup de livres dans notre actualité au sein de la rubrique « Livres en bouche ».

Notre artiste peintre Jean-Paul Privet est également thérapeute. Ses peintures nous permettent de nous transporter vers un « ailleurs ». Lumières, couleurs et espaces sont particulièrement présents dans les toiles de Jean-Paul Privet. Je vous laisse découvrir et apprécier ses œuvres et sa façon très hypnotique, me semble-t-il, de procéder.

A propos : avez-vous déjà réservé la date du 3 décembre ? C’est en effet ce jour-là au FIAP qu’aura lieu la première conférence annuelle de la Revue. Autour de la « Relation thérapeutique », thématique au cœur de nos pratiques de soins, vous rencontrerez auteurs et conférenciers.

Je vous souhaite une belle et copieuse lecture ! De savourer encore et encore chaque numéro, de l’accueillir comme un ami que l’on a plaisir à retrouver.

Pour réparer un oubli : dans le précédent numéro, j’ai omis de préciser que l’article de Carlos Manuel P. Castro, intitulé « La maison du Moi », avait été traduit du portugais à l’espagnol par Teresa Robles, et de l’espagnol au français par Nathalie Schlatter-Milon. Qu’elles soient toutes les deux vivement remerciées de leurs contributions fidèles et toujours remarquables à notre Revue.



En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 
Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 

Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 
Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 

L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.
Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.
Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 

"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.
Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 

Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org