Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Formation en EMDR Intégrative à Bordeaux.
Et si vous développiez de nouvelles compétences thérapeutiques grâce à l’EMDR-IMO ?
Et si les mouvements oculaires de type EMDR-IMO vous permettaient d’aller encore plus loin dans le traitement des traumatismes, de la douleur et des blocages émotionnels ?
Et si près l’acquisition des outils hypnotiques, l’intégration des mouvements oculaires constituait une étape majeure dans l’évolution et l’enrichissement de votre pratique thérapeutique ?
Hypnose 33 EBE, en collaboration avec nos amis du CHTIP * IN-DOLORE, vous propose une formation immersive et intensive de 3 jours en EMDR -IMO, Intégration des Mouvements Oculaires à Bordeaux, animée par Laurence Adjadj et Laurent Gross.
Bordeaux — Octobre 2026 et Mars 2027, Voir les Dates.
Formation dédiée aux professionnels de santé et Certifiée par France EMDR – IMO.
Approche concrète, clinique et expérientielle vous permettant d’acquérir des protocoles concrets et immédiatement applicables dans votre activité clinique.
Prise en charge des psychotraumatismes , gestion des douleurs aiguës et chroniques, de l’anxiété, et des blocages émotionnels avec renforcement de la confiance en soi, de l’estime de soi et ressources internes du patient.
Pendant 3 jours, vous bénéficierez d’un enseignement intense, une véritable immersion mêlant théorie, démonstrations cliniques, pratiques, mises en situation, de la pratique supervisée, et des outils immédiatement transférables dans votre quotidien de soin.
Tarif Early Bird : 690 € jusqu’au 14 juillet 2026
Places limitées
En savoir plus...
En savoir plus sur les Formations Certifiantes en EMDR...
INSCRIPTIONS: 2 possibilités
Pour s'inscrire par le biais de HELLOASSO
Pour s'inscrire depuis le catalogue In-Dolore:
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Et si les mouvements oculaires de type EMDR-IMO vous permettaient d’aller encore plus loin dans le traitement des traumatismes, de la douleur et des blocages émotionnels ?
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Approche concrète, clinique et expérientielle vous permettant d’acquérir des protocoles concrets et immédiatement applicables dans votre activité clinique.
Prise en charge des psychotraumatismes , gestion des douleurs aiguës et chroniques, de l’anxiété, et des blocages émotionnels avec renforcement de la confiance en soi, de l’estime de soi et ressources internes du patient.
Pendant 3 jours, vous bénéficierez d’un enseignement intense, une véritable immersion mêlant théorie, démonstrations cliniques, pratiques, mises en situation, de la pratique supervisée, et des outils immédiatement transférables dans votre quotidien de soin.
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Olivia MERKES, Thérapeute EMDR Intégrative, Hypnothérapeute près de Bordeaux.
Infirmière, Praticienne et Hypnothérapeute formée au Diplôme Universitaire d’Hypnose Médicale et Thérapeutique de la Faculté de Bordeaux, cette praticienne exerce à Léognan et Mérignac, au sein du centre Vivmed dédié à la santé des femmes.
Elle accompagne les patients dans la prise en charge de nombreuses pathologies et problématiques : douleurs chroniques, stress, troubles émotionnels, troubles du sommeil, manque d’estime de soi, psychotraumatisme, ainsi que des douleurs spécifiques féminines telles que vulvodynie, vaginisme, dyspareunie, endométriose ou post-partum douloureux.
Elle intervient également auprès des enfants, notamment dans les troubles du neurodéveloppement et le TDAH, domaine dans lequel elle a développé une expertise spécifique et publié un article dans la revue Rééducation Orthophonique.
Afin de répondre plus efficacement aux blocages émotionnels et aux traumatismes psychiques rencontrés chez de nombreux patients, elle s’est formée à l’EMDR Intégrative (EMDR-IMO) auprès des Instituts CHTIP Collège Hypnose Thérapies Intégratives Paris * In Dolore, Certifiée par France EMDR - IMO ®.
Cette approche permet un travail approfondi sur les traumatismes, les souffrances émotionnelles, les réactions de stress et certains symptômes psychosomatiques, dans une vision globale et individualisée du soin.
L’association de l’hypnose thérapeutique et de l’EMDR Intégrative lui permet aujourd’hui de proposer un accompagnement personnalisé, adapté aux besoins spécifiques de chaque patient, dans une approche intégrative centrée sur la personne.
Elle est également membre du bureau Hypnose33ebe, institut de formation en hypnose médicale et EMDR IMO et destiné aux professionnels de santé.
Consultations: * Sur Léognan 33850
ou
* au Centre VIVMED
25 avenue de la Marne
Pl. Mondésir
Mérignac 33700
www.omerkes-hypnose.fr
0609850359
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Elle accompagne les patients dans la prise en charge de nombreuses pathologies et problématiques : douleurs chroniques, stress, troubles émotionnels, troubles du sommeil, manque d’estime de soi, psychotraumatisme, ainsi que des douleurs spécifiques féminines telles que vulvodynie, vaginisme, dyspareunie, endométriose ou post-partum douloureux.
Elle intervient également auprès des enfants, notamment dans les troubles du neurodéveloppement et le TDAH, domaine dans lequel elle a développé une expertise spécifique et publié un article dans la revue Rééducation Orthophonique.
Afin de répondre plus efficacement aux blocages émotionnels et aux traumatismes psychiques rencontrés chez de nombreux patients, elle s’est formée à l’EMDR Intégrative (EMDR-IMO) auprès des Instituts CHTIP Collège Hypnose Thérapies Intégratives Paris * In Dolore, Certifiée par France EMDR - IMO ®.
Cette approche permet un travail approfondi sur les traumatismes, les souffrances émotionnelles, les réactions de stress et certains symptômes psychosomatiques, dans une vision globale et individualisée du soin.
L’association de l’hypnose thérapeutique et de l’EMDR Intégrative lui permet aujourd’hui de proposer un accompagnement personnalisé, adapté aux besoins spécifiques de chaque patient, dans une approche intégrative centrée sur la personne.
Elle est également membre du bureau Hypnose33ebe, institut de formation en hypnose médicale et EMDR IMO et destiné aux professionnels de santé.
Consultations: * Sur Léognan 33850
ou
* au Centre VIVMED
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Mérignac 33700
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Préparer le patient à une intervention grâce à l’hypnose.
Dr Virginie Marchal, Médecin anesthésiste. 10ème Congrès Hypnose Douleur.
La préparation d’un patient à une intervention chirurgicale constitue une étape déterminante de la prise en charge anesthésique. L’hypnose, intégrée dans la pratique quotidienne, représente un outil précieux pour accompagner le patient tout au long de son parcours.
La consultation préopératoire est un moment clé. Elle permet d’instaurer une alliance thérapeutique solide et de créer un climat de confiance. L’objectif est d’évaluer le niveau d’anxiété, de délivrer une information claire, détaillée et rassurante, et de proposer un accompagnement personnalisé. Différentes approches hypnotiques peuvent être mobilisées selon les besoins. Cela peut prendre la forme d’une séance formelle de préparation ou d’une communication adaptée intégrant des techniques hypnotiques dans les échanges. Il s’agit de favoriser des représentations positives et sécurisantes, de mobiliser les ressources intérieures du patient et de l’impliquer activement dans sa prise en charge.
Cette implication contribue à réduire le stress, à renforcer le sentiment de sécurité et à soutenir une réhabilitation postopératoire plus rapide et confiante. L’intégration de l’hypnose dans la pratique professionnelle ne se limite donc pas à un outil supplémentaire : elle s’inscrit dans une démarche globale d’accompagnement, où la qualité de la communication et la valorisation du rôle actif du patient occupent une place centrale.
Objectifs :
• Proposer une préparation hypnotique pour une intervention chirurgicale
• Intégrer l’hypnose dans un protocole de RAAC (Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie)
• Savoir mettre le patient en action dans son parcours de soin
Sources: Institut Emergences Rennes.
La consultation préopératoire est un moment clé. Elle permet d’instaurer une alliance thérapeutique solide et de créer un climat de confiance. L’objectif est d’évaluer le niveau d’anxiété, de délivrer une information claire, détaillée et rassurante, et de proposer un accompagnement personnalisé. Différentes approches hypnotiques peuvent être mobilisées selon les besoins. Cela peut prendre la forme d’une séance formelle de préparation ou d’une communication adaptée intégrant des techniques hypnotiques dans les échanges. Il s’agit de favoriser des représentations positives et sécurisantes, de mobiliser les ressources intérieures du patient et de l’impliquer activement dans sa prise en charge.
Cette implication contribue à réduire le stress, à renforcer le sentiment de sécurité et à soutenir une réhabilitation postopératoire plus rapide et confiante. L’intégration de l’hypnose dans la pratique professionnelle ne se limite donc pas à un outil supplémentaire : elle s’inscrit dans une démarche globale d’accompagnement, où la qualité de la communication et la valorisation du rôle actif du patient occupent une place centrale.
Objectifs :
• Proposer une préparation hypnotique pour une intervention chirurgicale
• Intégrer l’hypnose dans un protocole de RAAC (Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie)
• Savoir mettre le patient en action dans son parcours de soin
Sources: Institut Emergences Rennes.
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Lien thérapeutique en anesthésie et réanimation.
Dr Hina Nabil, Médecin anesthésiste, 10ème Congrès Hypnose Douleur.
La relation thérapeutique entre un soignant et le patient est un élément clé de la prise en charge des patients. En effet, de nombreuses preuves attestent désormais de l’intérêt de créer un lien avec le patient source de confiance, de coopération et donc d’un meilleur suivi des propositions, des stratégies, des traitements et, in fine, d’une meilleure santé. En anesthésie, la consultation se déroule, dans la majorité des cas, par un positionnement passif du patient, où seul le recueil d'informations par le médecin semble utile. Cette posture conduit à "chosifier" le patient et crée une distance, source d’incompréhension vis-à-vis des enjeux de confort et de sécurité pour le patient au bloc opératoire.
Cette incompréhension empêche la création d’un lien thérapeutique entre le patient et le praticien ainsi que l’ensemble de l’équipe d’anesthésie. De fait, l’anesthésie devient une chose obscure, froide et distante alors que cette singularité de la perte de conscience devrait être source d’une confiance entière et complète dans les intentions de l’équipe en charge. Cette dissonance conduit à l’inquiétude, la peur et souvent l’angoisse qui apparait avant le bloc opératoire. De nombreux patients rapportent être bien plus inquiets de l’acte anesthésique que de l’acte chirurgical.
La consultation d’anesthésie est donc un lieu singulier où la relation thérapeutique laisse une place aux enjeux et attentes de ce dernier afin de coopérer à la sécurité de sa prise en charge. Cette relation thérapeutique se fait dans son intérêt mais apporte un bénéfice à l’ensemble des équipes qui le prendront en charge au bloc opératoire grâce à un patient au clair vis-à-vis des intentions des personnes qui assureront sa prise en charge.
Au travers de vidéos, d’une revue des recommandations et d’un point sur les outils pour se synchroniser aux patients, nous aborderons l’importance d’une consultation d’anesthésie centrée sur le patient.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Cette incompréhension empêche la création d’un lien thérapeutique entre le patient et le praticien ainsi que l’ensemble de l’équipe d’anesthésie. De fait, l’anesthésie devient une chose obscure, froide et distante alors que cette singularité de la perte de conscience devrait être source d’une confiance entière et complète dans les intentions de l’équipe en charge. Cette dissonance conduit à l’inquiétude, la peur et souvent l’angoisse qui apparait avant le bloc opératoire. De nombreux patients rapportent être bien plus inquiets de l’acte anesthésique que de l’acte chirurgical.
La consultation d’anesthésie est donc un lieu singulier où la relation thérapeutique laisse une place aux enjeux et attentes de ce dernier afin de coopérer à la sécurité de sa prise en charge. Cette relation thérapeutique se fait dans son intérêt mais apporte un bénéfice à l’ensemble des équipes qui le prendront en charge au bloc opératoire grâce à un patient au clair vis-à-vis des intentions des personnes qui assureront sa prise en charge.
Au travers de vidéos, d’une revue des recommandations et d’un point sur les outils pour se synchroniser aux patients, nous aborderons l’importance d’une consultation d’anesthésie centrée sur le patient.
Sources: Institut Emergences Rennes.
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Anesthésie-Réanimation: et si la relation thérapeutique changeait tout.
Dr Hina Nabil, Médecin anesthésiste. 10ème Congrès Hypnose Douleur.
La relation thérapeutique en anesthésie peut sembler, en première intention, assez superficielle. En effet, la rencontre entre le patient et le médecin est généralement unique, brève et pour un acte qui, par ailleurs, va conduire à une perte de contact, voire à une déconnexion complète avec l’environnement, rendant a priori la relation assez superflue.
En réalité, l’acte anesthésique, par sa singularité, crée un contexte psychique propice à l’état de transe, à la dissociation et parfois aux souvenirs traumatisants pour les patients. Tout est réuni dans le milieu hostile d’un bloc opératoire pour installer l’insécurité chez les patients : personnels multiples, masqués, non reconnaissables, absence des repères (lunettes, appareils auditifs retirés, position allongée), situation de danger liée à la chirurgie et à l’anesthésie explicitement signalée dans les documents d’information, jargon technique…
Dans ce contexte, les patients sont extrêmement suggestibles (positivement ou négativement) et la création d’un lien est en réalité indispensable pour rendre ce moment le plus positif possible dans le vécu du patient et limiter les impacts délétères d’un mauvais lien thérapeutique. Grâce à des techniques élémentaires de communication thérapeutique, il est possible de montrer aux patients notre compréhension de la situation pour eux et notre intentionnalité à les aider. En réalité, la relation thérapeutique entre un anesthésiste et son patient est très facile à réaliser dès lors que l'on a l’intention de l’installer.
Prendre le temps de ratifier, de se synchroniser, de créer le lien améliore le vécu et simplifie par la suite toute la prise en charge. C'est un investissement dans le futur du patient.
Sources: Institut Emergences Rennes.
En réalité, l’acte anesthésique, par sa singularité, crée un contexte psychique propice à l’état de transe, à la dissociation et parfois aux souvenirs traumatisants pour les patients. Tout est réuni dans le milieu hostile d’un bloc opératoire pour installer l’insécurité chez les patients : personnels multiples, masqués, non reconnaissables, absence des repères (lunettes, appareils auditifs retirés, position allongée), situation de danger liée à la chirurgie et à l’anesthésie explicitement signalée dans les documents d’information, jargon technique…
Dans ce contexte, les patients sont extrêmement suggestibles (positivement ou négativement) et la création d’un lien est en réalité indispensable pour rendre ce moment le plus positif possible dans le vécu du patient et limiter les impacts délétères d’un mauvais lien thérapeutique. Grâce à des techniques élémentaires de communication thérapeutique, il est possible de montrer aux patients notre compréhension de la situation pour eux et notre intentionnalité à les aider. En réalité, la relation thérapeutique entre un anesthésiste et son patient est très facile à réaliser dès lors que l'on a l’intention de l’installer.
Prendre le temps de ratifier, de se synchroniser, de créer le lien améliore le vécu et simplifie par la suite toute la prise en charge. C'est un investissement dans le futur du patient.
Sources: Institut Emergences Rennes.
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Hypnose en kinésithérapie: le confort retrouvé.
10ème Congrès Hypnose Douleur. Caroline Marec et Gwladys Chandard, Kinésithérapeutes.
L'apport de l'hypnose en kinésithérapie: vers une rééducation plus confortable, plus efficace et centrée sur l'expérience du patient Pendant des années, nous avons pratiqué le métier de kiné avec parfois des situations cliniques complexes: douleurs persistantes, appréhension du patient face aux mobilisations douloureuses, résistances corporelles ou émotionnelles ou encore fatigue psychologique liée à des parcours de soins longs...
Il nous manquait ce petit plus qu'est l'hypnose thérapeutique: utilisée de manière formelle ou informelle, cette souplesse d'utilisation la rend particulièrement compatible avec les contraintes du cabinet et les exigences de la pratique quotidienne. Nous aimerions vous présenter, avec des cas cliniques, comment nous avons intégré cette nouvelle pratique dans notre métier.
La douleur est l'un des principaux motifs de consultation freinant les gains en mobilisation, en récupération fonctionnelle et en adhésion du patient au traitement. L'hypnose en diminuant l'intensité perçue de la douleur, en réduisant l'anxiété liée à cette douleur et en augmentant le sentiment de contrôle du patient, permet à ce dernier d'observer qu'un changement est possible, de le sortir de la chronicité et de le rendre plus actif dans sa participation.
La douleur n'est alors plus vécue comme une contrainte imposée, mais comme une sensation modulable. Qui dit moins de douleur... dit alors plus de... confort!
Sources: Institut Emergences Rennes.
Il nous manquait ce petit plus qu'est l'hypnose thérapeutique: utilisée de manière formelle ou informelle, cette souplesse d'utilisation la rend particulièrement compatible avec les contraintes du cabinet et les exigences de la pratique quotidienne. Nous aimerions vous présenter, avec des cas cliniques, comment nous avons intégré cette nouvelle pratique dans notre métier.
La douleur est l'un des principaux motifs de consultation freinant les gains en mobilisation, en récupération fonctionnelle et en adhésion du patient au traitement. L'hypnose en diminuant l'intensité perçue de la douleur, en réduisant l'anxiété liée à cette douleur et en augmentant le sentiment de contrôle du patient, permet à ce dernier d'observer qu'un changement est possible, de le sortir de la chronicité et de le rendre plus actif dans sa participation.
La douleur n'est alors plus vécue comme une contrainte imposée, mais comme une sensation modulable. Qui dit moins de douleur... dit alors plus de... confort!
Sources: Institut Emergences Rennes.
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Apaiser la souffrance mentale après l’annonce de soins palliatifs.
10ème Congrès Hypnose Douleur. Magali Granger et Cécile Lermenier.
En hématologie, l’accompagnement des patients en soins palliatifs est une réalité quotidienne. La majorité de ces patients arrive à cette phase ultime après avoir parcouru un long chemin. Ils ont bénéficié de plusieurs lignes de traitements jusqu’à ce que l’arsenal thérapeutique ne soit plus efficace. L’échec définitif est alors annoncé conduisant à l’annonce de soins palliatifs.
Les patients ressentent alors une véritable souffrance mentale, souvent verbalisée par des mots puissants illustrant une sensation de fracture corporelle. Les métaphores employées par le patient sont très fortes, et l’on peut entendre « la terre s’est ouverte sous mes pieds, je n’arrivais plus à entendre ».
L’hypnose dans ce contexte s’avère être un outil très utile pour accompagner, et surtout adoucir, et apaiser cette souffrance. Elle permet d’orienter la réflexion du patient, et de le mettre en mouvement vers un chemin du possible. Dans cet atelier, nous partirons d’exemples concrets, de films, et nous pourrons aussi apporter des exemples de prise en charge collective réunissant le patient et son aidant.
Objectifs :
• Aborder le contexte d’annonce de soins palliatifs.
• Développer la relation et la communication thérapeutique avec le patient en phase palliative.
• Créer du mouvement dans la relation patient-aidant, permettre aux proches de s’attacher, de se réattacher avant de se séparer • Construire la sécurité dans l’attachement.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Les patients ressentent alors une véritable souffrance mentale, souvent verbalisée par des mots puissants illustrant une sensation de fracture corporelle. Les métaphores employées par le patient sont très fortes, et l’on peut entendre « la terre s’est ouverte sous mes pieds, je n’arrivais plus à entendre ».
L’hypnose dans ce contexte s’avère être un outil très utile pour accompagner, et surtout adoucir, et apaiser cette souffrance. Elle permet d’orienter la réflexion du patient, et de le mettre en mouvement vers un chemin du possible. Dans cet atelier, nous partirons d’exemples concrets, de films, et nous pourrons aussi apporter des exemples de prise en charge collective réunissant le patient et son aidant.
Objectifs :
• Aborder le contexte d’annonce de soins palliatifs.
• Développer la relation et la communication thérapeutique avec le patient en phase palliative.
• Créer du mouvement dans la relation patient-aidant, permettre aux proches de s’attacher, de se réattacher avant de se séparer • Construire la sécurité dans l’attachement.
Sources: Institut Emergences Rennes.
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Dyspareunies: accompagner les patient.e.s avec l’hypnose et l’imaginaire partagé.
10ème Congrès Hypnose Douleur. Géraldine Garon, IADE.
Les dyspareunies féminines ou masculines constituent une problématique fréquente et complexe, où se mêlent douleurs corporelles, anticipation anxieuse, évitement du contact et vécu de honte. L’accompagnement des personnes souffrant de dyspareunies nécessite une attention particulière à la création d’un climat de sécurité relationnelle et à la manière dont la plainte est abordée dans l’espace thérapeutique.
L’hypnose, par le recours à l’imaginaire partagé, offre un cadre particulièrement pertinent pour accompagner ces patient·e·s. La coconstruction d’une forme métaphorique du problème permet une mise à distance du symptôme, tout en ouvrant un accès au registre symbolique et aux ressources de la personne.
Cette approche indirecte favorise l’alliance thérapeutique, soutient la régulation émotionnelle et permet de questionner autrement l’expérience douloureuse. L’atelier propose d’explorer concrètement ces processus, en articulant apports théoriques, démonstration clinique et mises en situation.
Sources: Institut Emergences Rennes.
L’hypnose, par le recours à l’imaginaire partagé, offre un cadre particulièrement pertinent pour accompagner ces patient·e·s. La coconstruction d’une forme métaphorique du problème permet une mise à distance du symptôme, tout en ouvrant un accès au registre symbolique et aux ressources de la personne.
Cette approche indirecte favorise l’alliance thérapeutique, soutient la régulation émotionnelle et permet de questionner autrement l’expérience douloureuse. L’atelier propose d’explorer concrètement ces processus, en articulant apports théoriques, démonstration clinique et mises en situation.
Sources: Institut Emergences Rennes.
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Comment aider mon patient à vivre son expérience sensorielle d'anesthésie loco-régionale ?
10ème Congrès Hypnose Douleur. Dr Nicolas Fusco, Médecin anesthésiste.
En anesthésie loco-régionale ou ALR, l’hypnose médicale, est partout ! Nous pouvons en faire un peu, beaucoup, passionnément. L’hypnose médicale est souvent caricaturée ou déformée par les médias et malheureusement aussi par certains soignants. Oui, nous faisons plus que « papoter » avec nos patient(e)s. Grâce à nos outils hypnotiques, puissants et efficaces, nous accompagnons, nous dissocions, nous suggérons, nous soignons ! À travers cet atelier, nous allons explorer les possibilités des outils hypnotiques du quotidien qui aident les patient(e)s et embellissent les soignant(e)s.
Que ce soit à la maternité ou au bloc opératoire voire en dehors, nous pouvons aider les patient(e)s à vivre cette expérience sensorielle qu’est l’ALR, la rende unique, protectrice et bienfaitrice. Grâce à notre savoir être hypnotique, embellissons notre savoir faire anesthésique !
L’hypnose du quotidien du/de la médecin anesthésiste réanimateur formé(e) sait s'appuyer sur un état de conscience modifié du/de la patient(e). Que cet état de conscience particulier soit spontané ou non, bref ou prolongé, l’observation et la créativité du soignant vont être les clés des suggestions de confort, de sécurité et de protection. En d’autres termes, en s’appuyant sur une alliance thérapeutique forte, le/la patient(e) est mis au centre de ses soins et ses ressources seront la clé d’une expérience sensorielle réussie.
Valorisons et remettons au centre de nos pratiques quotidiennes cette hypnose subtile.
Sources: Institut Emergences Rennes.
En anesthésie loco-régionale ou ALR, l’hypnose médicale, est partout ! Nous pouvons en faire un peu, beaucoup, passionnément. L’hypnose médicale est souvent caricaturée ou déformée par les médias et malheureusement aussi par certains soignants. Oui, nous faisons plus que « papoter » avec nos patient(e)s. Grâce à nos outils hypnotiques, puissants et efficaces, nous accompagnons, nous dissocions, nous suggérons, nous soignons ! À travers cet atelier, nous allons explorer les possibilités des outils hypnotiques du quotidien qui aident les patient(e)s et embellissent les soignant(e)s.
Que ce soit à la maternité ou au bloc opératoire voire en dehors, nous pouvons aider les patient(e)s à vivre cette expérience sensorielle qu’est l’ALR, la rende unique, protectrice et bienfaitrice. Grâce à notre savoir être hypnotique, embellissons notre savoir faire anesthésique !
L’hypnose du quotidien du/de la médecin anesthésiste réanimateur formé(e) sait s'appuyer sur un état de conscience modifié du/de la patient(e). Que cet état de conscience particulier soit spontané ou non, bref ou prolongé, l’observation et la créativité du soignant vont être les clés des suggestions de confort, de sécurité et de protection. En d’autres termes, en s’appuyant sur une alliance thérapeutique forte, le/la patient(e) est mis au centre de ses soins et ses ressources seront la clé d’une expérience sensorielle réussie.
Valorisons et remettons au centre de nos pratiques quotidiennes cette hypnose subtile.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
IRM avec hypnose.
Durand Alice, Céline Durand, Patricia Barbe, Manipulatrices radio. 10ème Congrès Hypnose Douleur.
Notre atelier part du constat de la difficulté des patients claustrophobes à pratiquer leurs examens en imagerie, ce qui nous a mené à la mise en place d'un parcours patient hypnose afin de les aider. Nous détaillons la structure de ce parcours, ses particularités, ses défis, ses objectifs et nous avons voulu mettre en avant le point de vue du praticien en hypnose pour comprendre ce qui peut l'aider à dépasser certains enjeux et oser pratiquer couramment l'hypnose dans son travail.
La claustrophobie est un trouble anxieux qui est vécu comme une douleur pour les patients qui en souffre, leurs angoisses peuvent être impressionnantes, crise de tétanie, fractures, crise de panique, tachycardie... les symptômes sont bien réels et s'il l'on souhaite que ces patients aient accès aux soins, leur prise en charge doit être réfléchie.
Objectifs :
• Démontrer que l’hypnose peut se pratiquer partout, même dans un environnement d’apparence « hostile » tel l’IRM (bruit, patient éloigné du soignant, mouvements, apnées etc.)
• Expliquer comment une bonne cohésion d’équipe aboutit à un parcours pour patients claustrophobes efficace
• Comprendre quels sont les défis et les enjeux auxquels est confronté un praticien qui débute sa pratique en hypnose, afin de mieux les appréhender et parvenir à pratiquer couramment en service.
Sources: Institut Emergences Rennes.
La claustrophobie est un trouble anxieux qui est vécu comme une douleur pour les patients qui en souffre, leurs angoisses peuvent être impressionnantes, crise de tétanie, fractures, crise de panique, tachycardie... les symptômes sont bien réels et s'il l'on souhaite que ces patients aient accès aux soins, leur prise en charge doit être réfléchie.
Objectifs :
• Démontrer que l’hypnose peut se pratiquer partout, même dans un environnement d’apparence « hostile » tel l’IRM (bruit, patient éloigné du soignant, mouvements, apnées etc.)
• Expliquer comment une bonne cohésion d’équipe aboutit à un parcours pour patients claustrophobes efficace
• Comprendre quels sont les défis et les enjeux auxquels est confronté un praticien qui débute sa pratique en hypnose, afin de mieux les appréhender et parvenir à pratiquer couramment en service.
Sources: Institut Emergences Rennes.
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Hypnose aux urgences : mission impossible ?
10ème Congrès Hypnose Douleur.
Dr Carlier Julia, Médecin psychiatre,
La mine, la cour des miracles… Les services d’urgences sont des endroits réputés hostiles et chaotiques. Les vies sont en jeu, le timing est serré et la communication se doit d’être efficace et technique. Quel meilleur outil que l’hypnose dans cette situation ? Les urgences psychiatriques sont parfois insuffisamment entendues dans ces services où il peut persister de la stigmatisation, de la méconnaissance. Nous verrons dans quelles indications l’hypnose trouve sa place et comment créer un pont entre les patients et leurs soignants.
Les soignants des services d’urgences sont très exposés au risque de burn-out et psychotraumatisme, nous explorerons quelques pistes pour travailler différemment. Les services d’urgences sont un passage obligatoire pour les étudiants en médecine et infirmiers, une très belle occasion de leur faire découvrir un soin différent et complémentaire qui pourra les accompagner tout au long de leur parcours. Dans un contexte de crise démographique médicale, il est urgent de prendre soin des soignants là où ils sont et d’aller vers eux. Quelques outils simples à mettre en place dès la salle d’attente, une culture de la communication apaisée et apaisante. Nous verrons ensemble comment lever les freins et débarquer les préjugés à l’instauration de l’hypnose.
Pourquoi ne pas faire un stop et planter quelques graines pour améliorer le bien-être des patients mais aussi des soignants.
Sources: Institut Emergences Rennes.
La mine, la cour des miracles… Les services d’urgences sont des endroits réputés hostiles et chaotiques. Les vies sont en jeu, le timing est serré et la communication se doit d’être efficace et technique. Quel meilleur outil que l’hypnose dans cette situation ? Les urgences psychiatriques sont parfois insuffisamment entendues dans ces services où il peut persister de la stigmatisation, de la méconnaissance. Nous verrons dans quelles indications l’hypnose trouve sa place et comment créer un pont entre les patients et leurs soignants.
Les soignants des services d’urgences sont très exposés au risque de burn-out et psychotraumatisme, nous explorerons quelques pistes pour travailler différemment. Les services d’urgences sont un passage obligatoire pour les étudiants en médecine et infirmiers, une très belle occasion de leur faire découvrir un soin différent et complémentaire qui pourra les accompagner tout au long de leur parcours. Dans un contexte de crise démographique médicale, il est urgent de prendre soin des soignants là où ils sont et d’aller vers eux. Quelques outils simples à mettre en place dès la salle d’attente, une culture de la communication apaisée et apaisante. Nous verrons ensemble comment lever les freins et débarquer les préjugés à l’instauration de l’hypnose.
Pourquoi ne pas faire un stop et planter quelques graines pour améliorer le bien-être des patients mais aussi des soignants.
Sources: Institut Emergences Rennes.
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Hypnose et chirurgie du cancer du sein.
10ème Congrès Hypnose et Douleur.
Pr Berlière Martine, Médecin gynécologue,
Le cancer du sein est un problème de santé publique: plus de 2 250 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année et une femme que 8 sera concernée au cours de sa vie. La prise en charge pluridisciplinaire est les progrès thérapeutiques ont permis une amélioration de la survie et de la survie sans récidive.
Mais il est important de mentionner que les traitements anticancéreux s’accompagnent d’effets indésirables qui ont un impact à long terme sur la qualité de vie des patientes. Il est donc essentiel de trouver des options permettant de réduire les effets indésirables . Dans le domaine de la chirurgie , les principaux effets indésirables sont la douleur, aiguë, chronique, le lymphodème et les troubles de la mobilité et de la sensibilité du membre supérieur. Nous rapportons les résultats d’une étude prospective non randomisée qui a inclus dans 2 hopitaux belges 284 patientes atteintes d’un cancer du sein et bénéficiant d’une chirurgie mammaire avec geste axillaire. 94 Patientes ont eu une anesthésie générale +une anesthésie locale, 95 patientes une anesthésie générale précédée d’une séance d’hypnorelaxation par réalité virtuelle plus une anesthésie locale et 95 patientes une hypnosédation plus une anesthésie locale.
Nous avons étudié et mesuré la douleur , l’anxiété, la consommation d’antiinflammatoires non stéroidiens, la CRP et le NLR (rapport neutrophils sur lymphocytes) au Jours 0, 1 et 8 . Nos résultats montrent une réduction significative de l’anxiété, de la douleur et de la consommations d’AINS dans le groupe hypnosédation. Au niveau des paramètres biologiques, la CRP et le NLR sont réduits au J1 dans le groupe hypnose traduisant une réduction de la réaction inflammatoire précoce. L’hypnose utilisée en chirurgie oncologique mammaire diminue les effets indésirables et améliore le vécu des patientes.
Objectifs :
• Montrer impact hypnose en chirurgie oncologique mammaire-montrer bénéfices en termes de réduction des effets indésirables de la chirurgie mammaire-expliquer bénéfices pour les patientes et les soignants de cette alliance thérapeutique
Sources: Institut Emergences Rennes.
Le cancer du sein est un problème de santé publique: plus de 2 250 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année et une femme que 8 sera concernée au cours de sa vie. La prise en charge pluridisciplinaire est les progrès thérapeutiques ont permis une amélioration de la survie et de la survie sans récidive.
Mais il est important de mentionner que les traitements anticancéreux s’accompagnent d’effets indésirables qui ont un impact à long terme sur la qualité de vie des patientes. Il est donc essentiel de trouver des options permettant de réduire les effets indésirables . Dans le domaine de la chirurgie , les principaux effets indésirables sont la douleur, aiguë, chronique, le lymphodème et les troubles de la mobilité et de la sensibilité du membre supérieur. Nous rapportons les résultats d’une étude prospective non randomisée qui a inclus dans 2 hopitaux belges 284 patientes atteintes d’un cancer du sein et bénéficiant d’une chirurgie mammaire avec geste axillaire. 94 Patientes ont eu une anesthésie générale +une anesthésie locale, 95 patientes une anesthésie générale précédée d’une séance d’hypnorelaxation par réalité virtuelle plus une anesthésie locale et 95 patientes une hypnosédation plus une anesthésie locale.
Nous avons étudié et mesuré la douleur , l’anxiété, la consommation d’antiinflammatoires non stéroidiens, la CRP et le NLR (rapport neutrophils sur lymphocytes) au Jours 0, 1 et 8 . Nos résultats montrent une réduction significative de l’anxiété, de la douleur et de la consommations d’AINS dans le groupe hypnosédation. Au niveau des paramètres biologiques, la CRP et le NLR sont réduits au J1 dans le groupe hypnose traduisant une réduction de la réaction inflammatoire précoce. L’hypnose utilisée en chirurgie oncologique mammaire diminue les effets indésirables et améliore le vécu des patientes.
Objectifs :
• Montrer impact hypnose en chirurgie oncologique mammaire-montrer bénéfices en termes de réduction des effets indésirables de la chirurgie mammaire-expliquer bénéfices pour les patientes et les soignants de cette alliance thérapeutique
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Hypnose en kinésithérapie : racines et feuillages de l'Arbre Douleur.
10ème Congrès Hypnose Douleur
Mme Barakat Woujoud, Kinésithérapeute.
Kinésithérapie...thérapie par le mouvement. C'est parce que la douleur s'exprime par le biais du corps que les patients viennent à nous. Et c'est par un travail sur ce même corps qu'ils s'attendent à en venir à bout. Mais quand la douleur n'est que la conséquence, peut-on s'attendre à un résultat satisfaisant en n'agissant que sur le corps ? Le kinésithérapeute a une relation privilégiée avec son patient, à la fois dans l'écoute et dans le toucher, ce qui crée une double proxémie. La douleur chez tous les patients, est habituellement côtée, objectivée, afin de déterminer quelle partie du corps est en cause. Mais la mécanique n'est pas forcément celle qui a besoin d'être ajustée ou pas seulement.
Qu'il s'agisse de la première séance lors de l'anamnèse ou au détour d'un échange durant une autre séance, l'origine de la douleur peut alors apparaître intimement liée à un vécu, qu'il soit physique, émotionnel ou psychologique. C'est cette empreinte qui va permettre de cibler comment le patient l'a intégrée et de quelle manière ce vécu se transcrit physiquement. L'image d'un Arbre qui représente la Douleur permet de concevoir qu'un feuillage n'est pas seulement l'expression d'une problématique physique. Ce feuillage peut représenter les symptômes, fruits de racines qu'on ne soupçonnait pas de l'extérieur.
Mais comment déterminer le type de feuillage de l'Arbre Douleur ? Et par quels moyens descendre jusqu'aux racines ? La communication entre les arbres est merveilleuse, tout comme peut l'être celle entre un patient et son thérapeute. C'est grâce à cette alliance de l'hypnose et de la kinésithérapie que le soignant, par le mouvement et la parole, aidera son patient à transformer le feuillage de son propre Arbre.
Objectifs :
• Créer une alliance thérapeutique par le toucher et l'écoute
• Appréhender les causes non physiques de la douleur/symptôme
• Effectuer un bilan de la douleur/symptôme en Kinésithérapie complété par l'Hypnose - Créer un soin en kinésithérapie couplé à l'hypnose
Sources: Institut Emergences Rennes.
Kinésithérapie...thérapie par le mouvement. C'est parce que la douleur s'exprime par le biais du corps que les patients viennent à nous. Et c'est par un travail sur ce même corps qu'ils s'attendent à en venir à bout. Mais quand la douleur n'est que la conséquence, peut-on s'attendre à un résultat satisfaisant en n'agissant que sur le corps ? Le kinésithérapeute a une relation privilégiée avec son patient, à la fois dans l'écoute et dans le toucher, ce qui crée une double proxémie. La douleur chez tous les patients, est habituellement côtée, objectivée, afin de déterminer quelle partie du corps est en cause. Mais la mécanique n'est pas forcément celle qui a besoin d'être ajustée ou pas seulement.
Qu'il s'agisse de la première séance lors de l'anamnèse ou au détour d'un échange durant une autre séance, l'origine de la douleur peut alors apparaître intimement liée à un vécu, qu'il soit physique, émotionnel ou psychologique. C'est cette empreinte qui va permettre de cibler comment le patient l'a intégrée et de quelle manière ce vécu se transcrit physiquement. L'image d'un Arbre qui représente la Douleur permet de concevoir qu'un feuillage n'est pas seulement l'expression d'une problématique physique. Ce feuillage peut représenter les symptômes, fruits de racines qu'on ne soupçonnait pas de l'extérieur.
Mais comment déterminer le type de feuillage de l'Arbre Douleur ? Et par quels moyens descendre jusqu'aux racines ? La communication entre les arbres est merveilleuse, tout comme peut l'être celle entre un patient et son thérapeute. C'est grâce à cette alliance de l'hypnose et de la kinésithérapie que le soignant, par le mouvement et la parole, aidera son patient à transformer le feuillage de son propre Arbre.
Objectifs :
• Créer une alliance thérapeutique par le toucher et l'écoute
• Appréhender les causes non physiques de la douleur/symptôme
• Effectuer un bilan de la douleur/symptôme en Kinésithérapie complété par l'Hypnose - Créer un soin en kinésithérapie couplé à l'hypnose
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
La dimension psychosomatique des acouphènes.
Congrès Hypnose Douleur 2026.
Dr Skorintschouk Ianik, Médecin anesthésiste. Formation au CHTIP Collège Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris
Les acouphènes touchent 10 à 20 % de la population. Cette pathologie est souvent une impasse thérapeutique pour de nombreux médecins généralistes ou ORL. Actuellement, il est conseillé de réaliser une approche multidisciplinaire de ces patients, comme c’est le cas au sein de l’AFREPA (Association Francophone des Équipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie). Je prends en charge les acouphènes depuis plus de 12 ans. Je voudrais ici non-pas tenter de vous convaincre de quoi que ce soit mais partager avec vous l’évolution de ma pensée qui me conduit aujourd’hui à envisager que les acouphènes seraient majoritairement d’origine psychosomatique.
Le corps comme l’esprit participent à l’expérience de la vie. En Occident, nous avons tendance à privilégier son aspect mental. En Orient, la vie du corps est plus respectée. Cette présentation insiste sur le lien existant entre le corps et l’esprit et l’aspect inconscient de la somatisation. C’est par une approche globale des individus, au-delà de l’expression de leur symptôme, que nous pouvons à mon sens les aider à démêler leurs blocages, difficultés, traumatismes, incompréhensions ou croyances limitantes. Il est parfois difficile de comprendre comment un traumatisme de l’enfance peut avoir été enfoui et resurgir au bout de quelques dizaines d’années sous forme de trouble chronique.
Objectifs :
• Améliorer l'écoute du patient
• Aboutir à un changement
Sources: Institut Emergences Rennes.
Les acouphènes touchent 10 à 20 % de la population. Cette pathologie est souvent une impasse thérapeutique pour de nombreux médecins généralistes ou ORL. Actuellement, il est conseillé de réaliser une approche multidisciplinaire de ces patients, comme c’est le cas au sein de l’AFREPA (Association Francophone des Équipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie). Je prends en charge les acouphènes depuis plus de 12 ans. Je voudrais ici non-pas tenter de vous convaincre de quoi que ce soit mais partager avec vous l’évolution de ma pensée qui me conduit aujourd’hui à envisager que les acouphènes seraient majoritairement d’origine psychosomatique.
Le corps comme l’esprit participent à l’expérience de la vie. En Occident, nous avons tendance à privilégier son aspect mental. En Orient, la vie du corps est plus respectée. Cette présentation insiste sur le lien existant entre le corps et l’esprit et l’aspect inconscient de la somatisation. C’est par une approche globale des individus, au-delà de l’expression de leur symptôme, que nous pouvons à mon sens les aider à démêler leurs blocages, difficultés, traumatismes, incompréhensions ou croyances limitantes. Il est parfois difficile de comprendre comment un traumatisme de l’enfance peut avoir été enfoui et resurgir au bout de quelques dizaines d’années sous forme de trouble chronique.
Objectifs :
• Améliorer l'écoute du patient
• Aboutir à un changement
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
La pratique de l'hypnose conversationnelle en échocardiographie transoesophagienne.
Congrès Hypnose et Douleur 2026.
Pr Vermes Emmanuelle, Médecin cardiologue.
L’échocardiographie transœsophagienne (ETO) est un examen invasif mais essentiel en cardiologie afin de mieux visualiser les cavités cardiaques, les auricules, les valves, (source de thrombus). Sa performance est supérieure à celle de l’échocardiographie de surface en raison de sa proximité avec le cœur. Cependant, l’introduction de la sonde dans l’œsophage est source d’anxiété et d’inconfort pour le patient.
Classiquement, on réalise une anesthésie locale, loin d’être efficace à chaque fois, elle nécessite un gargarisme de plusieurs minutes (empêchant de converser avec le patient) et obligeant après l’examen à l’absence d ‘ingestion de boisson ou d’aliment durant au minimum 1 heure, chez des patients à jeun déjà depuis 12 heures. Dans ce contexte, l’hypnose conversationnelle émerge comme une alternative pour améliorer la tolérance, réduire la sédation médicamenteuse et optimiser la coopération du patient. Je propose de rapporter mon expérience de cette pratique avec ces objectifs :
• Décrire les techniques conversationnelles mises en place : suggestions, travail sur la respiration, langage métaphorique etc.
• Discuter du ressenti du patient
• Discuter les freins et les leviers dans l’adoption de cette pratique en milieu hospitalier ( majoration de temps, formation des professionnels.
Sources: Institut Emergences Rennes.
L’échocardiographie transœsophagienne (ETO) est un examen invasif mais essentiel en cardiologie afin de mieux visualiser les cavités cardiaques, les auricules, les valves, (source de thrombus). Sa performance est supérieure à celle de l’échocardiographie de surface en raison de sa proximité avec le cœur. Cependant, l’introduction de la sonde dans l’œsophage est source d’anxiété et d’inconfort pour le patient.
Classiquement, on réalise une anesthésie locale, loin d’être efficace à chaque fois, elle nécessite un gargarisme de plusieurs minutes (empêchant de converser avec le patient) et obligeant après l’examen à l’absence d ‘ingestion de boisson ou d’aliment durant au minimum 1 heure, chez des patients à jeun déjà depuis 12 heures. Dans ce contexte, l’hypnose conversationnelle émerge comme une alternative pour améliorer la tolérance, réduire la sédation médicamenteuse et optimiser la coopération du patient. Je propose de rapporter mon expérience de cette pratique avec ces objectifs :
• Décrire les techniques conversationnelles mises en place : suggestions, travail sur la respiration, langage métaphorique etc.
• Discuter du ressenti du patient
• Discuter les freins et les leviers dans l’adoption de cette pratique en milieu hospitalier ( majoration de temps, formation des professionnels.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Boules de couleur en chirurgie dentaire. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.
« ELLE COURAIT DANS SA TÊTE » De l’écoute, de la bienveillance... et ce petit « truc » qui fait la différence : une simple boule colorée. Passer dans le fauteuil du chirurgien-dentiste inspire rarement confort et sérénité. Et c’est grâce à l’association hypnose et boule de caoutchouc que le spécialiste apaise ici sa patiente privée de motricité, jusqu’à lui redonner des ailes...
LE CONTEXTE
Après des études en biologie et en neurophysiologie, j’ai entamé une reconversion professionnelle à 27 ans comme chirurgien-dentiste. J’avais eu la chance de travailler avec Patrick Lemoine au Vinatier dans un service de physiologie du sommeil et de sevrage médicamenteux. J’ai été formé par le professeur Michel Jouvet (découvreur du sommeil paradoxal) et Alain Buguet (spécialiste militaire du sommeil en milieu arctique) à la chirurgie et la polysomnographie. J’ai donc reçu une double formation en physiologie du cerveau et en psychologie. Je pratique l’hypnose depuis plus de dix années et je suis diplômé en analyse de la pratique de la faculté de psychologie de Lyon 2.
C’est la rencontre avec Gaston Brosseau en 2015 qui a changé définitivement ma pratique.
La plupart des patients qui me consultent pour des soins dentaires connaissent ma formation initiale de chercheur en neuropsychiatrie et d’enseignant en psychologie médicale. Ils me sont fréquemment adressés par des confrères que j’ai formés à la faculté ou dans des formations. Lors de mes cours à la faculté d’odontologie de Lyon, j’expliquais à mes étudiants que la dentisterie c’est cinquante pour cent de chirurgie, cinquante pour cent de psychiatrie. Je n’ai pas changé d’avis depuis vingt-cinq ans. Le pourcentage de patients atteints de phobies ou d’anxiété est, à mon avis, le plus élevé de toutes les spécialités médicales. C’est pourquoi, quelle que soit la situation clinique, j’utilise des techniques de communication thérapeutique pour améliorer la prise en charge. Mon assistante a une solide formation dans le domaine, si bien que nous formons un binôme très efficace. Mais nous n’évoquons que rarement le mot « hypnose ».
Dans l’exemple clinique que je vais vous présenter, nous verrons comment une induction hypnotique très banale peut avoir des effets positifs inattendus.
CAS CLINIQUE
Madame Z. est une patiente d’origine libanaise d’environ 45 ans qui présente depuis une dizaine d’années une sclérose en plaques (SEP), atteinte neurologique progressive et agressive qui impacte fortement sa motricité et sa fonction urinaire. Son expression orale est également affectée, avec notamment une difficulté à articuler. D’un niveau d’étude élevé (bac+5), elle vit assez mal sa perte progressive d’autonomie en dépit d’un environnement familial très favorable : un mari très présent et une fille de 16 ans attentive.
Depuis deux ans, elle doit se servir d’un fauteuil roulant pour les déplacements supérieurs à une centaine de mètres. Elle a recours à un déambulateur au quotidien chez elle ou pour les petits trajets et cherche au maximum à ne pas se faire aider. Elle porte à la jambe droite une orthèse qui maintient son tibia et sa cheville dans une position fixe, ce qui limite sa mobilité lorsqu’elle monte sur le fauteuil dentaire par exemple. Chaque mouvement est difficile et elle s’en plaint parfois, même si elle garde un certain humour sur la situation.
Lors des soins, elle présente parfois des mouvements désordonnés qu’elle ne peut pas contrôler et contre lesquels elle se sent impuissante. Elle culpabilise de créer une situation de soins qui serait inconfortable pour mon assistante et moi et dont elle pense qu’elle donne d’elle une image dégradante. Elle doit par ailleurs interrompre les soins à peu près toutes les heures pour aller aux toilettes. C’est une femme très agréable, soignée et élégante, qui cherche par tous les moyens à me faciliter les choses. Nous nous connaissons maintenant depuis cinq ans et j’ai vu lentement sa pathologie évoluer.
Les soins ne sont pas particulièrement compliqués en dehors des mouvements intempestifs impossibles à anticiper et qui pourraient générer des blessures avec les instruments que j’utilise. C’est un stress important pour l’équipe comme pour elle. Nous avons pourtant dans le passé réalisé des soins assez complexes, notamment des implants, mais depuis peu l’intensité des symptômes a augmenté, ce qui rend certains gestes risqués. Pour autant, je ne pense pas que l’évolution de sa SEP explique totalement ce changement dans la mesure où son neurologue traitant avec lequel j’échange régulièrement m’explique que son état est « stabilisé » par le traitement actuel. Il se déclare relativement satisfait de sa prise en charge en dépit de mes observations cliniques. J’ai fait alors l’hypothèse qu’autre chose était à l’œuvre, moins visible.
J’ai noté dans le comportement de Madame Z. une certaine forme d’agacement par rapport aux attentions de son mari (pourtant toujours très bienveillant) et de moi-même. Elle refuse par exemple que je lui offre mon bras pour rejoindre le fauteuil afin d’assurer sa marche hésitante, ce qu’elle acceptait volontiers auparavant. Elle se plaint plus fréquemment de son état physique et de ses difficultés à venir au cabinet en raison des trottoirs défoncés et du gravier qui « bloque les roues ». Autre point important, les pauses que j’ai mentionnées précédemment et dont j’ai mis très longtemps à comprendre la raison. Nous avons opté pour des séances longues pour « optimiser » les déplacements au cabinet qui sont évidemment complexes pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’elle doit être accompagnée par son mari en fauteuil, ce qui accentue sa dépendance. La seconde, c’est que des travaux importants ont lieu dans le quartier, rendant l’accès de mon cabinet complexe même pour des patients valides. Et la troisième, c’est que son mari, qui a de grosses responsabilités, voyage beaucoup entre Lyon et Paris : les consultations viennent impacter fortement
son activité professionnelle. Il est fréquent que nous ayons des rendez-vous de deux heures car elle a des soins de prothèse importants.
Lors de ses venues au cabinet, elle a un imposant sac avec elle dont la taille m’a toujours amusé jusqu’à ce que je comprenne sa vraie finalité : elle devait changer ses couches lors des pauses, ce qui constituait pour elle un moment nécessaire mais aussi assez humiliant pour une femme aussi jeune. Elle a fini par s’ouvrir à moi par rapport à ses problèmes urinaires un jour qu’elle était sur le fauteuil et j’ai eu l’opportunité de la rassurer sur la bienveillance de mon regard de soignant par rapport à cela. Ce fut un échange très bref et parfaitement « factuel » en apparence mais dont la portée ne pouvait m’échapper. Elle partageait avec moi un élément intime qui traduisait un état de souffrance psychique dont il me fallait tenir compte tout en gardant ma position de chirurgien-dentiste.
Je lui ai donc proposé d’utiliser des techniques d’hypnose pour la détendre et donner plus de confort lors des soins. Elle a immédiatement validé cette offre. Elle connaissait mon activité dans ce domaine mais ne m’avait jamais sollicité auparavant pour cela. Bien entendu, j’utilisais déjà, et depuis notre premier rendez-vous, de l’hypnose sous diverses formes mais cette fois j’ai véritablement annoncé que j’allais faire de l’hypnose.
J’ai utilisé à cette fin une boule. Je détaille la technique un peu plus loin dans la discussion. Je propose à la patiente d’imaginer qu’elle va refaire à pied le parcours entre chez elle et le cabinet de façon extrêmement facile en dépit de tous les obstacles qu’elle pourra rencontrer. Que ce soit un trottoir, un changement de revêtement, la présence de gravier ou de matériaux de chantier sur son chemin, rien ne pourra l’empêcher d’avancer. Elle pourra même élégamment enjamber sans effort les plus gros cailloux. Je lui propose de prendre plaisir à cet exercice où elle va retrouver toute sa souplesse initiale et son agilité. Libre à elle de faire ce parcours à son rythme.
La séance se passe extrêmement bien et je peux réaliser l’intégralité de mon programme très tranquillement avec un grand confort à la fois pour la patiente, pour l’assistante et pour moi-même. Une fois les soins terminés, j’observe un grand sourire sur les lèvres de ma patiente. Elle a les larmes aux yeux et elle me confie : « C’est merveilleux, j’ai couru. Cela ne m’est pas arrivé depuis tellement d’années ! Je courais tellement vite que je volais sur le macadam. » J’ai redressé le fauteuil et je n’en ai pas demandé plus. L’assistante était très émue comme moi car nous avions conscience tous les trois que nous avions vécu quelque chose d’un peu extraordinaire. Une sorte de parenthèse enchantée dans une vie amputée par la maladie. Il m’est immédiatement venu en tête le titre de cet article : « Elle courait dans sa tête ».
Depuis cette séance, la patiente réclame sa boule, toujours la même, pour tous les soins. Elle a parfaitement intégré le protocole, de sorte que nous n’avons pratiquement plus rien à faire puisqu’elle gère de façon autonome son anxiété. Elle n’a fait aucun commentaire sur cette séance d’hypnose et je me suis bien gardé d’en faire de mon côté.
DISCUSSION
Un peu de technique mais pas trop...
Il n’était pas question dans cette situation de proposer une hypnose formelle telle qu’enseignée dans de nombreuses formations. Pourquoi ? Il n’y a aucune demande particulière de la part de la patiente à ce niveau-là, d’une part, et d’autre part mon expérience clinique ne valide pas cette approche dans cette situation précise.
Je m’en explique. Je reçois fréquemment des patients en bout de chaîne, qui ont épuisé les praticiens les uns après les autres sans grand résultat et pour qui je représente parfois l’ultime recours avant l’anesthésie générale. Cette position a paradoxalement un avantage : je ne peux pas faire pire que mes prédécesseurs puisque mon échec est presque programmé. Les patients n’attendent plus de miracle mais juste un peu mieux. Même dans la situation où un miracle est espéré, cela me place dans une situation assez favorable car la motivation des patients est très forte. Je préviens que je vais faire de mon mieux mais que je ne suis pas Dieu.
Il n’est pas rare que ces patients aient vu en consultation un psychologue pour une séance d’hypnose formelle pour traiter leur phobie des soins dentaires. Cette séance échoue le plus souvent face à la vraie situation de soins pour de multiples raisons, mais la plus évidente c’est qu’il existe peu de situations de soins aussi stressantes et qui demandent autant de la part du patient immobilité, calme et... patience.
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Dr Thierry Hueber Chercheur en neuropsychiatrie. Chirurgien-dentiste. Analyste de la pratique. Président du Groupe lyonnais de recherche en psychologie médicale. Formé à l’hypnose
depuis 2015. Hypnothérapeute. Auteur en 2024 de « Gaston Brosseau, la liberté de ne rien faire », un documentaire cinéma sur Gaston Brosseau. Conférencier en France, au Sénégal, au Québec.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79. DEPRESSION
Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…
8 / Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze
10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen
12 / Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.
16 / Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux
26 / Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann
32 / Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère
44 / Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond
ESPACE DOULEUR DOUCEUR
50 / Introduction Gérard Ostermann
54 / Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette
62 / L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini
73 / Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber
84 / DOSSIER DÉPRESSION
86 / Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau
96 / Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée
QUIPROQUO
104 / Renoncement S. Colombo, Muhuc
BONJOUR ET APRÈS...
108 / Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen
LES CHAMPS DU POSSIBLE
112 / L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche
CULTURE MONDE
116 / La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond
LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
124 / ESPACE FORMATIONS
Illustrations: Gabrielle Grimaldi
Après des études en biologie et en neurophysiologie, j’ai entamé une reconversion professionnelle à 27 ans comme chirurgien-dentiste. J’avais eu la chance de travailler avec Patrick Lemoine au Vinatier dans un service de physiologie du sommeil et de sevrage médicamenteux. J’ai été formé par le professeur Michel Jouvet (découvreur du sommeil paradoxal) et Alain Buguet (spécialiste militaire du sommeil en milieu arctique) à la chirurgie et la polysomnographie. J’ai donc reçu une double formation en physiologie du cerveau et en psychologie. Je pratique l’hypnose depuis plus de dix années et je suis diplômé en analyse de la pratique de la faculté de psychologie de Lyon 2.
C’est la rencontre avec Gaston Brosseau en 2015 qui a changé définitivement ma pratique.
La plupart des patients qui me consultent pour des soins dentaires connaissent ma formation initiale de chercheur en neuropsychiatrie et d’enseignant en psychologie médicale. Ils me sont fréquemment adressés par des confrères que j’ai formés à la faculté ou dans des formations. Lors de mes cours à la faculté d’odontologie de Lyon, j’expliquais à mes étudiants que la dentisterie c’est cinquante pour cent de chirurgie, cinquante pour cent de psychiatrie. Je n’ai pas changé d’avis depuis vingt-cinq ans. Le pourcentage de patients atteints de phobies ou d’anxiété est, à mon avis, le plus élevé de toutes les spécialités médicales. C’est pourquoi, quelle que soit la situation clinique, j’utilise des techniques de communication thérapeutique pour améliorer la prise en charge. Mon assistante a une solide formation dans le domaine, si bien que nous formons un binôme très efficace. Mais nous n’évoquons que rarement le mot « hypnose ».
Dans l’exemple clinique que je vais vous présenter, nous verrons comment une induction hypnotique très banale peut avoir des effets positifs inattendus.
CAS CLINIQUE
Madame Z. est une patiente d’origine libanaise d’environ 45 ans qui présente depuis une dizaine d’années une sclérose en plaques (SEP), atteinte neurologique progressive et agressive qui impacte fortement sa motricité et sa fonction urinaire. Son expression orale est également affectée, avec notamment une difficulté à articuler. D’un niveau d’étude élevé (bac+5), elle vit assez mal sa perte progressive d’autonomie en dépit d’un environnement familial très favorable : un mari très présent et une fille de 16 ans attentive.
Depuis deux ans, elle doit se servir d’un fauteuil roulant pour les déplacements supérieurs à une centaine de mètres. Elle a recours à un déambulateur au quotidien chez elle ou pour les petits trajets et cherche au maximum à ne pas se faire aider. Elle porte à la jambe droite une orthèse qui maintient son tibia et sa cheville dans une position fixe, ce qui limite sa mobilité lorsqu’elle monte sur le fauteuil dentaire par exemple. Chaque mouvement est difficile et elle s’en plaint parfois, même si elle garde un certain humour sur la situation.
Lors des soins, elle présente parfois des mouvements désordonnés qu’elle ne peut pas contrôler et contre lesquels elle se sent impuissante. Elle culpabilise de créer une situation de soins qui serait inconfortable pour mon assistante et moi et dont elle pense qu’elle donne d’elle une image dégradante. Elle doit par ailleurs interrompre les soins à peu près toutes les heures pour aller aux toilettes. C’est une femme très agréable, soignée et élégante, qui cherche par tous les moyens à me faciliter les choses. Nous nous connaissons maintenant depuis cinq ans et j’ai vu lentement sa pathologie évoluer.
Les soins ne sont pas particulièrement compliqués en dehors des mouvements intempestifs impossibles à anticiper et qui pourraient générer des blessures avec les instruments que j’utilise. C’est un stress important pour l’équipe comme pour elle. Nous avons pourtant dans le passé réalisé des soins assez complexes, notamment des implants, mais depuis peu l’intensité des symptômes a augmenté, ce qui rend certains gestes risqués. Pour autant, je ne pense pas que l’évolution de sa SEP explique totalement ce changement dans la mesure où son neurologue traitant avec lequel j’échange régulièrement m’explique que son état est « stabilisé » par le traitement actuel. Il se déclare relativement satisfait de sa prise en charge en dépit de mes observations cliniques. J’ai fait alors l’hypothèse qu’autre chose était à l’œuvre, moins visible.
J’ai noté dans le comportement de Madame Z. une certaine forme d’agacement par rapport aux attentions de son mari (pourtant toujours très bienveillant) et de moi-même. Elle refuse par exemple que je lui offre mon bras pour rejoindre le fauteuil afin d’assurer sa marche hésitante, ce qu’elle acceptait volontiers auparavant. Elle se plaint plus fréquemment de son état physique et de ses difficultés à venir au cabinet en raison des trottoirs défoncés et du gravier qui « bloque les roues ». Autre point important, les pauses que j’ai mentionnées précédemment et dont j’ai mis très longtemps à comprendre la raison. Nous avons opté pour des séances longues pour « optimiser » les déplacements au cabinet qui sont évidemment complexes pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’elle doit être accompagnée par son mari en fauteuil, ce qui accentue sa dépendance. La seconde, c’est que des travaux importants ont lieu dans le quartier, rendant l’accès de mon cabinet complexe même pour des patients valides. Et la troisième, c’est que son mari, qui a de grosses responsabilités, voyage beaucoup entre Lyon et Paris : les consultations viennent impacter fortement
son activité professionnelle. Il est fréquent que nous ayons des rendez-vous de deux heures car elle a des soins de prothèse importants.
Lors de ses venues au cabinet, elle a un imposant sac avec elle dont la taille m’a toujours amusé jusqu’à ce que je comprenne sa vraie finalité : elle devait changer ses couches lors des pauses, ce qui constituait pour elle un moment nécessaire mais aussi assez humiliant pour une femme aussi jeune. Elle a fini par s’ouvrir à moi par rapport à ses problèmes urinaires un jour qu’elle était sur le fauteuil et j’ai eu l’opportunité de la rassurer sur la bienveillance de mon regard de soignant par rapport à cela. Ce fut un échange très bref et parfaitement « factuel » en apparence mais dont la portée ne pouvait m’échapper. Elle partageait avec moi un élément intime qui traduisait un état de souffrance psychique dont il me fallait tenir compte tout en gardant ma position de chirurgien-dentiste.
Je lui ai donc proposé d’utiliser des techniques d’hypnose pour la détendre et donner plus de confort lors des soins. Elle a immédiatement validé cette offre. Elle connaissait mon activité dans ce domaine mais ne m’avait jamais sollicité auparavant pour cela. Bien entendu, j’utilisais déjà, et depuis notre premier rendez-vous, de l’hypnose sous diverses formes mais cette fois j’ai véritablement annoncé que j’allais faire de l’hypnose.
J’ai utilisé à cette fin une boule. Je détaille la technique un peu plus loin dans la discussion. Je propose à la patiente d’imaginer qu’elle va refaire à pied le parcours entre chez elle et le cabinet de façon extrêmement facile en dépit de tous les obstacles qu’elle pourra rencontrer. Que ce soit un trottoir, un changement de revêtement, la présence de gravier ou de matériaux de chantier sur son chemin, rien ne pourra l’empêcher d’avancer. Elle pourra même élégamment enjamber sans effort les plus gros cailloux. Je lui propose de prendre plaisir à cet exercice où elle va retrouver toute sa souplesse initiale et son agilité. Libre à elle de faire ce parcours à son rythme.
La séance se passe extrêmement bien et je peux réaliser l’intégralité de mon programme très tranquillement avec un grand confort à la fois pour la patiente, pour l’assistante et pour moi-même. Une fois les soins terminés, j’observe un grand sourire sur les lèvres de ma patiente. Elle a les larmes aux yeux et elle me confie : « C’est merveilleux, j’ai couru. Cela ne m’est pas arrivé depuis tellement d’années ! Je courais tellement vite que je volais sur le macadam. » J’ai redressé le fauteuil et je n’en ai pas demandé plus. L’assistante était très émue comme moi car nous avions conscience tous les trois que nous avions vécu quelque chose d’un peu extraordinaire. Une sorte de parenthèse enchantée dans une vie amputée par la maladie. Il m’est immédiatement venu en tête le titre de cet article : « Elle courait dans sa tête ».
Depuis cette séance, la patiente réclame sa boule, toujours la même, pour tous les soins. Elle a parfaitement intégré le protocole, de sorte que nous n’avons pratiquement plus rien à faire puisqu’elle gère de façon autonome son anxiété. Elle n’a fait aucun commentaire sur cette séance d’hypnose et je me suis bien gardé d’en faire de mon côté.
DISCUSSION
Un peu de technique mais pas trop...
Il n’était pas question dans cette situation de proposer une hypnose formelle telle qu’enseignée dans de nombreuses formations. Pourquoi ? Il n’y a aucune demande particulière de la part de la patiente à ce niveau-là, d’une part, et d’autre part mon expérience clinique ne valide pas cette approche dans cette situation précise.
Je m’en explique. Je reçois fréquemment des patients en bout de chaîne, qui ont épuisé les praticiens les uns après les autres sans grand résultat et pour qui je représente parfois l’ultime recours avant l’anesthésie générale. Cette position a paradoxalement un avantage : je ne peux pas faire pire que mes prédécesseurs puisque mon échec est presque programmé. Les patients n’attendent plus de miracle mais juste un peu mieux. Même dans la situation où un miracle est espéré, cela me place dans une situation assez favorable car la motivation des patients est très forte. Je préviens que je vais faire de mon mieux mais que je ne suis pas Dieu.
Il n’est pas rare que ces patients aient vu en consultation un psychologue pour une séance d’hypnose formelle pour traiter leur phobie des soins dentaires. Cette séance échoue le plus souvent face à la vraie situation de soins pour de multiples raisons, mais la plus évidente c’est qu’il existe peu de situations de soins aussi stressantes et qui demandent autant de la part du patient immobilité, calme et... patience.
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Dr Thierry Hueber Chercheur en neuropsychiatrie. Chirurgien-dentiste. Analyste de la pratique. Président du Groupe lyonnais de recherche en psychologie médicale. Formé à l’hypnose
depuis 2015. Hypnothérapeute. Auteur en 2024 de « Gaston Brosseau, la liberté de ne rien faire », un documentaire cinéma sur Gaston Brosseau. Conférencier en France, au Sénégal, au Québec.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79. DEPRESSION
Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…
8 / Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze
10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen
12 / Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.
16 / Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux
26 / Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann
32 / Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère
44 / Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond
ESPACE DOULEUR DOUCEUR
50 / Introduction Gérard Ostermann
54 / Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette
62 / L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini
73 / Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber
84 / DOSSIER DÉPRESSION
86 / Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau
96 / Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée
QUIPROQUO
104 / Renoncement S. Colombo, Muhuc
BONJOUR ET APRÈS...
108 / Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen
LES CHAMPS DU POSSIBLE
112 / L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche
CULTURE MONDE
116 / La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond
LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
124 / ESPACE FORMATIONS
Illustrations: Gabrielle Grimaldi
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
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Textes Fondateurs de l'Osteopathie / Champ Crânien. SUTHERLAND, LOUWETTE. Sully Paris

